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Le Gabon lance les travaux du port en eau profonde de Kobé-Kobé pour s’imposer comme hub logistique régional

Le projet du port en eau profonde de Kobé-Kobé s’impose comme l’un des piliers majeurs de la transformation économique du Gabon. Ce complexe industriel intégré, combinant infrastructures portuaires, ferroviaires, énergétiques et minières, ambitionne de repositionner durablement le pays comme hub logistique et industriel de référence en Afrique centrale à l’horizon 2030.

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Le lancement du projet de Kobé-Kobé intervient dans un contexte de transition économique marqué par la volonté des autorités gabonaises de réduire la dépendance aux hydrocarbures et de diversifier les sources de croissance. L’objectif est de bâtir une économie plus industrielle, plus intégrée et davantage tournée vers la transformation locale des ressources naturelles.

Situé sur la façade atlantique, ce projet repose sur une logique de chaîne de valeur complète reliant l’extraction minière, la production énergétique, le transport ferroviaire et les infrastructures portuaires modernes destinées à l’exportation.

Un méga-corridor industriel de la mine au port

Le projet Kobé-Kobé s’articule autour d’un ensemble cohérent d’infrastructures stratégiques. Il repose sur l’exploitation du gisement de fer de Belinga, appelé à jouer un rôle central dans la production minière nationale. Cette ressource sera acheminée via une ligne ferroviaire d’environ 550 à 570 kilomètres reliant les zones de production au littoral. Ce corridor logistique constitue l’épine dorsale du projet et garantit la continuité du flux industriel.

À cela s’ajoute le barrage hydroélectrique de Booué, d’une capacité estimée à 400 mégawatts, destiné à assurer l’alimentation énergétique du complexe industriel. Enfin, le port en eau profonde de Kobé-Kobé, avec un tirant d’eau compris entre 14 et 16 mètres, constitue la principale porte d’accès aux marchés internationaux.

Une économie intégrée fondée sur la transformation locale

Le fonctionnement du projet repose sur une organisation intégrée allant de l’extraction du minerai à Belinga jusqu’à son exportation. Le minerai est transporté, stocké et traité avant d’être expédié vers les marchés internationaux.

Autour de ce système central, un écosystème industriel devrait se développer, incluant zones logistiques, industries de transformation et services de soutien.

160 000 emplois au cœur de la promesse économique

Le projet Kobé-Kobé est présenté comme un moteur majeur de croissance et d’emploi. Les projections indiquent la création de plus de 9 000 emplois directs, près de 100 000 emplois indirects, et jusqu’à 160 000 emplois potentiels à l’horizon 2030.

Une vision présidentielle d’ouverture et de coopération mondiale

Le chef de l’État affirme que le projet Kobé-Kobé s’inscrit dans une logique d’ouverture économique et de création massive d’emplois. Il souligne également la diversité des partenaires impliqués et le caractère intégré du projet. Il affirme notamment que :

Vous avez écouté dans les discours, c’est la création de milliers d’emplois pour les Gabonais. Et aussi dire que nous avons diversifié nos partenaires économiques, donc nous travaillons avec tout le monde. Comme je l’ai dit, nous ne chassons personne. Donc c’est un projet qui offre des emplois. C’est un projet qui attire, parce que la mine de fer de Belinga est un atout majeur. Et nous sommes en train de travailler avec tout le monde. Vous l’avez écouté, l’office de transport tel que Julia, le projet, ce n’est pas seulement le port de Kobé-Kobé, c’est un projet intégrateur.

Il précise ensuite la répartition des partenaires internationaux :

La Chine va construire nos chemins de fer le long de 570 km à deux voies. Vous avez également les Américains qui sont à nos côtés (…) Ils vont réaliser les wagons, les locomotives pour transporter tout le minerai qui va sortir de Belinga.

Il ajoute également :

Nous avons également besoin des Italiens qui vont réaliser un barrage hydroélectrique dans la zone. Vous avez également les Russes qui vont réaliser un deuxième barrage pour la transformation du minerai.

Puis :

L’Australie et l’Angleterre vont se charger de l’exploitation de la mine.

Et enfin :

C’est un projet intégrateur où nous avons ici toutes les grandes puissances du monde qui vont se retrouver et qui vont coopérer. Et le Gabon n’est pas en reste. Nous allons nous charger avec un opérateur commun de la commercialisation de ce que nous allons produire. Donc le Gabon va gérer la commercialisation.

Un projet sous impulsion internationale multisectorielle

Le projet mobilise plusieurs partenaires internationaux dans les domaines minier, énergétique et ferroviaire. Cette diversité illustre une stratégie d’ouverture assumée et une volonté de structurer un projet industriel d’envergure mondiale.

Les autorités locales insistent sur les enjeux sociaux liés à la mise en œuvre du projet. Les questions foncières, le désenclavement des territoires et l’accès aux infrastructures de base constituent des priorités majeures pour les communautés.

Une vision territoriale portée par les autorités locales

Selon le préfet du Komo-Séan, le projet représente une opportunité historique pour les populations locales.

Les corridors favorisera la transformation des ressources, créera des emplois directs et indirects, et positionnera le Gabon comme une plateforme logistique et industrielle de référence en Afrique centrale. Les populations du Komo-Séan en mesurent déjà la portée. Nos jeunes voient dans ce port une porte ouverte sur l’avenir. L’administration, les élus, les chefs traditionnels et les populations seront des partenaires engagés et responsables dans la réussite de ce projet, dans un esprit de développement partagé et de dialogue permanent.

Avec Kobé-Kobé, le Gabon engage une transformation structurelle de son économie, fondée sur la diversification, la valorisation locale des ressources et la création massive d’emplois. À l’horizon 2030, ce projet pourrait devenir un symbole fort de la transition vers une économie post-pétrolière et industrielle en Afrique centrale.

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