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Exportation Arabica Cameroun : tout savoir sur les nouveaux marchés 2025

Le café arabica produit au Cameroun a franchi une nouvelle étape lors de la campagne caféière 2024-2025, en élargissant significativement ses débouchés à l’exportation.

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Selon les données de l’Office national du cacao et du café (ONCC), quatre nouvelles destinations ont été enregistrées : le Japon, le Soudan, la Turquie et Taïwan, traduisant une diversification progressive des marchés pour cette variété encore marginale dans la filière nationale.

Parmi ces nouveaux partenaires commerciaux, la Turquie s’impose comme un client stratégique. Elle intègre directement le trio de tête des destinations de l’arabica camerounais, aux côtés de l’Allemagne et des États-Unis. À eux trois, ces marchés concentrent 88,1 % des exportations d’arabica camerounais sur la période, confirmant un recentrage des flux vers des pays à forte capacité d’absorption et à standards de qualité élevés.

Une production d’arabica en hausse, mais encore limitée

Cette percée commerciale s’appuie sur une progression notable de la production. Au cours de la campagne 2024-2025, les volumes d’arabica ont atteint 1 260 tonnes, soit une hausse de 758 tonnes en un an. Malgré cette amélioration, les quantités restent modestes et soulignent la fragilité structurelle de cette branche de la filière caféière.

La production demeure fortement concentrée dans les régions du Nord-Ouest et de l’Ouest Cameroun, zones historiquement favorables à l’arabica en raison de leurs conditions agroclimatiques. Cette concentration géographique pose toutefois la question de la montée en puissance de la filière et de sa capacité à répondre durablement à une demande extérieure en expansion.

Le robusta confirme son rôle central dans la filière

En parallèle, le robusta, qui constitue le socle de la production caféière nationale, affiche également une évolution positive. Les volumes ont atteint 10 377 tonnes lors de la campagne 2024-2025, en progression de 287 tonnes par rapport à l’exercice précédent.

La production de robusta est principalement portée par les régions du Littoral et de l’Ouest, qui représentent 71,6 % des volumes totaux. L’ONCC souligne néanmoins une dynamique encourageante dans d’autres bassins, notamment dans l’Est et l’Adamaoua, signe d’un élargissement progressif de la base productive.

L’ouverture de nouveaux débouchés pour l’arabica camerounais intervient dans un contexte où les autorités et les acteurs de la filière cherchent à renforcer la valeur ajoutée à l’export, améliorer la qualité et repositionner le café camerounais sur les marchés internationaux. Si les volumes restent encore faibles, la percée sur des marchés comme le Japon, la Turquie ou Taïwan constitue un signal positif pour l’attractivité du produit.

Les autorités publiques annoncent un renforcement des mécanismes d’appui à la production. Le Fonds de développement du cacao et du café (Fodecc) prévoit une montée en puissance des subventions destinées aux producteurs, avec un accent mis sur l’accès aux intrants, le renouvellement des vergers et l’encadrement technique. L’objectif affiché est d’améliorer les rendements et d’élargir la base productive, dans un contexte où la filière cherche encore à sortir d’une longue phase de sous-performance.

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