Le gouvernement camerounais franchit une nouvelle étape dans la restructuration du secteur minier. À travers son Cabinet, le ministère des Mines, de l’Industrie et du Développement technologique a publié une liste de 53 permis de recherche aurifère retirés à des sociétés opérant sur le territoire national. Selon le document officiel, ces retraits interviennent dans le cadre de la poursuite de l’assainissement du secteur aurifère et de l’application des dispositions du Code minier en vigueur.
53 permis concernés dans plusieurs régions minières
Le document officiel recense 53 permis de recherche attribués à plusieurs entreprises nationales et étrangères. Parmi les sociétés concernées figurent notamment Sheng Hin Mining SARL, Sodea Mining SARL, Somidac SARL, Superland Mining SASU, Universal Minerals, Reservoir Minerals Cameroon, NEFCAM, Aracari Gold Cameroon Ltd, Geocam Mining Cameroon, Blue Sky Negoces Gold Cameroon, Euroafrika Edelmetal SA, Mire Cam Ltd et plusieurs autres.
Les permis retirés couvrent de nombreux sites de recherche aurifère répartis dans différentes zones du pays, notamment Ndokayo, Ngakoumbo, Mobia, Gbakombo, Bidou, Sanaga, Mana, Dogon, Tcholliré, Mbam-et-Djerem, Mayo-Baléo, Garoua Boulaï, Djoum, Bankim, Benoué ou encore Nacamna Mining Resources à Mboyo.
Une mesure fondée sur le respect du Code minier
Le ministère précise que ces retraits sont motivés par la non-conformité aux dispositions du Code minier. Cette opération s’inscrit dans la poursuite de l’assainissement du secteur aurifère, engagé par les autorités afin de renforcer le respect du cadre réglementaire applicable aux activités de recherche et d’exploitation des ressources minières.
Le document souligne également que cette décision intervient « sur orientation de la hiérarchie », traduisant la volonté des pouvoirs publics de renforcer le contrôle administratif des titres miniers et de veiller au respect des obligations imposées aux titulaires des permis.
Un secteur en pleine réorganisation
Le retrait de ces 53 permis de recherche intervient dans un contexte marqué par la réforme de la gouvernance minière au Cameroun. Ces dernières années, les autorités ont multiplié les actions visant à améliorer la traçabilité de la production aurifère, renforcer le contrôle des opérateurs et assurer une meilleure valorisation des ressources minières nationales. Cette mesure concerne exclusivement les permis de recherche de l’or et ne porte pas sur des permis d’exploitation. Elle vise les titres jugés non conformes aux exigences prévues par la réglementation minière.
Avec le retrait de 53 permis de recherche aurifère, le ministère des Mines poursuit l’application des mesures d’assainissement du secteur minier. Cette décision, fondée sur les dispositions du Code minier, illustre la volonté des autorités de renforcer le respect des règles encadrant les activités de recherche de l’or au Cameroun. Selon le document officiel du Minmidt, les permis concernés appartenaient à plusieurs entreprises opérant sur différents sites de prospection répartis sur le territoire national.
