Kinshasa : comment le litre d’essence est passé de 3 440 à 2 440 CDF en 2026

Depuis son arrivée au ministère de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba a lancé des mesures pour agir sur les prix des carburants, de l’alimentation et du maïs. L’objectif était de répondre rapidement à la vie chère tout en réformant durablement les secteurs stratégiques.

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Le litre d’essence à Kinshasa est passé de 3 440 CDF fin septembre 2024 à 2 440 CDF en février 2026, une baisse de 1 000 CDF pour les consommateurs. Cette réduction intervient après plusieurs réformes économiques et fiscales visant à stabiliser les prix, sécuriser l’approvisionnement et réduire la charge budgétaire de l’État congolais.

    Réformes dans le secteur pétrolier

    Le secteur carburant, longtemps en situation de tension financière, a fait l’objet d’une révision complète. La structure des prix a été ajustée pour refléter plus fidèlement le marché et limiter les écarts liés aux taux de change. Les pertes et manques à gagner ont été certifiés de manière stricte afin de mieux contrôler les finances publiques. La fiscalité minière a été réformée : les subventions carburant aux entreprises minières ont été supprimées et les achats doivent désormais être déclarés sous douane, renforçant la transparence du secteur.

    Mesures sur l’alimentation et le maïs

    Pour l’alimentation, la RDC reste fortement dépendante des importations. En 2024, 267 000 tonnes de blé dur et 110 000 tonnes de riz ont été importées, alors que près de 770 000 tonnes de céréales étaient nécessaires pour couvrir la demande intérieure.

    Le maïs, produit sensible dans le Kasaï et au Katanga, a été mieux encadré pour limiter la spéculation et réguler les importations. Des protocoles ont été signés avec les sociétés importatrices et la SNCC a été subventionnée pour multiplier les transports ferroviaires vers le Kasaï. Depuis mi-2025, des volumes de maïs local sont disponibles sur les marchés, contribuant à une meilleure couverture des besoins régionaux.

    Impacts sur les finances publiques

    Ces réformes ont permis de réduire la charge budgétaire et d’améliorer les recettes publiques. Les recettes douanières des entreprises minières, après la suppression des subventions, sont passées d’une moyenne de 4,5 milliards CDF à 80 milliards CDF par mois. L’approvisionnement en carburant et en maïs est devenu plus stable, diminuant les risques de pénurie et de spéculation. Le budget 2026, estimé à 22 milliards USD, est accompagné d’une émission d’obligations du Trésor de 70 millions USD pour gérer les décalages entre recettes et dépenses, assurant une meilleure liquidité de l’État.

    Partenariats stratégiques

    La RDC développe des partenariats internationaux, notamment avec les États-Unis, pour renforcer l’économie, la sécurité, la science et les échanges institutionnels. Ces collaborations visent des investissements, le transfert de technologies et la protection de l’intérêt national, avec une mise en œuvre transparente et un suivi rigoureux des projets.

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