Le département du Nyong-et-So’o veut faire de la formation professionnelle un levier de transformation économique locale. C’est dans cette dynamique qu’a été officiellement lancé, le 21 mai 2026 à Mengueme-Bané, l’Institut de Formation Professionnelle NNA MENGUE, un établissement conçu pour former des jeunes aux métiers agricoles, agro-industriels et ruraux à fort potentiel.
La cérémonie officielle, co-présidée par le ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle et le ministre de l’Agriculture et du Développement rural, a réuni plusieurs membres du gouvernement, des responsables administratifs, des partenaires privés à l’instar de JMJ Faster ESMP, ainsi que de nombreux jeunes venus découvrir ce nouveau centre de formation. Les chefs traditionnels de la localité, des responsables religieux et plusieurs élites locales ont également pris part à l’événement.
Pensé comme un outil d’insertion professionnelle, l’institut propose des formations pratiques dans plusieurs secteurs porteurs tels que l’agriculture, l’élevage, la pisciculture, la transformation du bois ainsi que d’autres filières techniques et professionnelles. Les autorités et invités ont notamment visité les ateliers de couture et d’informatique, mis en place pour renforcer l’apprentissage pratique des apprenants, pour ne citer que ceux-là.
Un partenariat pour professionnaliser les jeunes ruraux
La cérémonie officielle a également été marquée par la signature d’une convention de partenariat entre la CAPEF et l’Institut de Formation Professionnelle NNA MENGUE visant à renforcer la professionnalisation des jeunes à travers des formations adaptées aux réalités du terrain, le développement des plateaux techniques, l’encadrement des apprenants ainsi que l’accompagnement vers l’insertion professionnelle et l’entrepreneuriat rural.
Partenaire majeur du projet, la CAPEF entend faire de l’Institut NNA MENGUE, un véritable incubateur d’entrepreneurs agro-pastoraux et halieutiques. Dans son discours, le président de la CAPEF a insisté sur la nécessité de dépasser le simple cadre de la formation académique :
Notre ambition commune est non pas de former les jeunes pour les former, mais d’installer ici même, un véritable incubateur de production d’entrepreneurs agro-pastoraux et halieutiques.
L’institution prévoit notamment d’accompagner le développement des infrastructures pédagogiques, la disponibilité des formateurs spécialisés ainsi que la mise en place d’une ingénierie de formation adaptée aux réalités locales. Pour le président de la CAPEF, les futurs apprenants devront être capables de s’intégrer dans le tissu économique national et sous-régional.
Nous veillerons à ce que ces jeunes soient de véritables professionnels capables d’inonder le marché national, sous-régional et même international des produits de notre terroir,
a-t-il ajouté, faisant référence aux opportunités offertes par la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf). Derrière le lancement de l’Institut NNA MENGUE, se trouve la vision d’un promoteur résolument tourné vers l’avenir de la jeunesse rurale et le développement endogène. En s’appuyant sur un partenariat de haut niveau avec la CAPEF, sa feuille de route vise à redonner construire un système intégré où les jeunes ruraux serviront directement la société par la création de richesse. Pour le promoteur :
Il s’agit de l’aboutissement d’une mission partagée : celle de bâtir une réponse solide et durable entre le monde de la formation et celui de l’emploi.
Un appui matériel stratégique pour booster l’apprentissage pratique
Pour donner corps à cette ambition et concrétiser les termes de la convention, la CAPEF a marqué l’événement par un important don de matériels techniques, spécifiquement calibrés pour les besoins de l’institut. Ce lot d’équipements est constitué des intrants et outils agricoles. Loin d’être un simple appui logistique, cette dotation vise à renforcer de manière immédiate les plateaux techniques de l’Institut NNA MENGUE. Elle permettra aux apprenants de Nkolmetet de passer directement de la théorie à la pratique sur des outils standardisés, indispensables pour structurer des exploitations viables et amorcer une véritable transition dans la culture agro-pastorale locale.
Former des entrepreneurs plutôt que des demandeurs d’emploi
Les formations, organisées en alternance sur des périodes allant de 12 à 24 mois, privilégieront l’apprentissage pratique, les stages professionnels et l’immersion sur le terrain.
Ces formations ont pour ambition de faire de nos jeunes non pas des demandeurs d’emploi, mais des entrepreneurs, des producteurs de richesses et des créateurs de valeur,
a déclaré le ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle. Le membre du gouvernement a rappelé que cette initiative s’inscrit dans la stratégie nationale de promotion de l’emploi des jeunes, notamment à travers le programme « Un jeune, un métier, un emploi », adossé à un plan spécial doté de 50 milliards de FCFA.
La CAPEF développe son partenariat public-privé
Parmi les partenaires présents à cette cérémonie, figuraient entre autres, Belgocam et l’entreprise JMJ Faster ESMP (Entrepreneurship Small and Medium Projects) engagée dans l’accompagnement réussi des porteurs de projets de l’idée à la réalisation avec un suivi à la pénétration du marché.
La CAPEF a récemment signé un partenariat stratégique de 5 ans avec JMJ Faster ESMP pour structurer et pérenniser un écosystème entrepreneurial en milieux rural et périurbain. Le partenariat lève les principaux obstacles au développement des projets en ciblant le manque de financement, la faible structuration et le déficit d’accompagnement technique. La CAPEF, établissement public chargé notamment de la promotion, de l’encadrement et de la formation des acteurs des filières agro-pastorales et forestières, entend à travers son partenariat avec JMJ Faster ESMP, réduire le taux de mortalité des PME agricoles et améliorer la production locale.
Une réponse aux défis de l’emploi rural
À travers l’Institut de Formation Professionnelle NNA MENGUE, les promoteurs du projet veulent répondre simultanément aux défis du chômage des jeunes, de la modernisation agricole et du développement de l’entrepreneuriat rural. Dans cette localité du Centre Cameroun, les autorités espèrent désormais faire de la formation professionnelle un outil concret de transformation économique et sociale.
Avec le lancement de l’Institut de Formation Professionnelle NNA MENGUE, les pouvoirs publics, la CAPEF et les partenaires privés veulent poser les bases d’un nouveau modèle de formation rurale davantage tourné vers la production, l’entrepreneuriat et l’insertion professionnelle des jeunes. À travers les filières agro-pastorales, les plateaux techniques et l’accompagnement annoncé des partenaires, le projet ambitionne de transformer Nkolmetet en un pôle émergent de formation pratique et de développement des compétences rurales.
Dans un contexte marqué par la montée du chômage des jeunes et les enjeux de souveraineté alimentaire, les promoteurs de l’initiative misent sur la professionnalisation des apprenants pour faire émerger une nouvelle génération d’entrepreneurs capables de créer de la valeur à partir des ressources locales.
