L’Égypte a franchi un cap historique dans ses exportations agricoles en 2025, générant 11,5 milliards de dollars US de revenus issus de la vente de produits agricoles à l’international, selon les données officielles communiquées par le Ministère égyptien de l’Agriculture et de la Réforme agraire. L’essor de ces exportations s’inscrit dans une dynamique de diversification et de montée en qualité des produits égyptiens sur les marchés mondiaux. En 2025, le volume total des produits agricoles exportés a atteint 9,5 millions de tonnes, en progression d’environ 10,5 %, dopé par la forte demande externe pour les fruits et légumes égyptiens.
Si l’Égypte reste un fournisseur mondial de premier plan pour certaines catégories, notamment les agrumes (2 millions de tonnes) – pour lesquels le pays confirme sa position de leader exportateur – d’autres produits ont aussi contribué à ce record : pommes de terre, patates douces, haricots, oignons, raisins, grenades, mangues, tomates et fraises, avec des rythmes de croissance marqués.
Selon les autorités, l’Égypte exporte désormais plus de 400 produits agricoles vers 167 pays, renforçant sa présence sur des marchés traditionnels comme l’Europe et le Golfe, mais aussi en Asie, en Amérique latine et dans les Caraïbes. Cette extension des débouchés s’accompagne d’efforts pour moderniser les procédures d’inspection, de certification et de traçabilité, réduisant les délais d’exportation et améliorant la compétitivité des produits locaux.
Au‑delà du chiffre d’affaires record, ce bond des exportations agricoles contribue à renforcer les recettes en devises, un enjeu majeur pour l’économie égyptienne confrontée à des pressions sur la balance commerciale. Il s’inscrit également dans une stratégie de long terme visant à accroître la production agricole, attirer davantage d’investissements privés, et faire de l’agriculture un pilier de la croissance économique nationale.
Pour 2026, aucun chiffre officiel n’est encore publié, mais le cadre économique et les mesures gouvernementales laissent entrevoir une poursuite de la croissance des exportations agricoles. La Banque mondiale prévoit une croissance du PIB réel égyptien de 4,8 % pour 2026/27, tandis que le gouvernement continue d’investir massivement dans l’irrigation, la modernisation des filières et la digitalisation des procédures d’exportation. Ces efforts visent à diversifier davantage les marchés, améliorer la traçabilité et réduire les délais de dédouanement, des facteurs qui devraient soutenir les revenus agricoles à l’international.
