Le projet d’exploitation du gisement de fer de Belinga franchit une nouvelle étape au Gabon. Le 13 janvier 2026, le président gabonais Brice Clotaire Oligui Nguema a reçu une délégation du groupe australien Fortescue, conduite par son fondateur et directeur exécutif, Dr Andrew Forrest. Il s’agissait de la deuxième rencontre de haut niveau en moins de 30 jours, après un premier échange en décembre 2025, signe d’une accélération du dossier.
Au cœur des discussions : le renforcement de trois piliers d’infrastructures indispensables à la mise en exploitation industrielle du gisement de fer de Belinga, l’un des projets miniers les plus structurants pour la diversification économique du pays.
Les échanges ont porté en priorité sur la construction d’un chemin de fer minéralier, destiné à relier le site de Belinga aux zones portuaires gabonaises. Ce futur axe ferroviaire vise à sécuriser l’acheminement du minerai depuis l’intérieur du pays vers la façade atlantique, un enjeu clé pour la compétitivité du projet à l’export.
Autre infrastructure stratégique évoquée : la mise en place d’un port en eaux profondes, capable d’accueillir des navires de grande capacité pour l’exportation du minerai de fer sur les marchés internationaux. Ce port constituerait un levier majeur pour renforcer le positionnement logistique du Gabon en Afrique centrale.
Le troisième volet des discussions a concerné le développement d’infrastructures énergétiques dédiées, essentielles à une exploitation durable du gisement. L’objectif affiché est de garantir un approvisionnement énergétique fiable, tout en intégrant des standards environnementaux compatibles avec les engagements du groupe Fortescue en matière de transition énergétique.
Porté par Ivindo Iron, filiale de Fortescue, le projet Belinga s’inscrit pleinement dans la vision des autorités gabonaises axée sur la création d’emplois durables, la modernisation des infrastructures nationales et la valorisation des ressources minières locales. À travers ce projet, le Gabon cherche également à renforcer son attractivité auprès des investisseurs internationaux et à consolider son rôle de hub logistique et minier sur la façade atlantique, en s’appuyant sur des infrastructures lourdes capables de soutenir une exploitation minière à grande échelle.
La multiplication des rencontres présidentielles en l’espace de moins d’un mois confirme, selon plusieurs observateurs, la volonté des deux parties d’entrer dans une phase plus opérationnelle du projet Belinga, longtemps resté à l’état de potentiel stratégique.
