Dans le cadre de la Loi de finances 2026, l’État de Côte d’Ivoire a introduit, à travers son article 35, un régime fiscal inédit destiné à soutenir les start-up numériques officiellement labellisées. Cette réforme marque une étape décisive dans la stratégie ivoirienne visant à structurer et dynamiser l’écosystème technologique national.
Dans sa sortie, le Patronat Ivoirien (CGECI) a présenté cette mesure qui prévoit une série d’exonérations fiscales et d’avantages financiers accordés sur une période de trois ans. Concrètement, les jeunes entreprises technologiques éligibles bénéficieront d’un allègement de charges fiscales, facilitant ainsi leur phase de démarrage et leur développement. Au-delà de la fiscalité, le dispositif ouvre également un accès facilité aux marchés publics et aux mécanismes de financement, offrant aux start-up concernées de meilleures opportunités commerciales et d’investissement. Cette orientation vise à renforcer leur compétitivité et leur capacité à monter en puissance sur le marché local et régional.
Une attention particulière est accordée aux start-up opérant en dehors de la zone franche de la VITIB S.A. L’objectif affiché par les autorités est d’assurer une répartition plus équilibrée du soutien à l’innovation sur l’ensemble du territoire ivoirien, et non de concentrer les avantages dans une seule zone économique.
Aujourd’hui, la Côte d’Ivoire compte près de 300 start-up actives, notamment dans les secteurs de la fintech, de l’edtech, de l’agritech et de l’intelligence artificielle. Avec ce nouveau cadre fiscal plus lisible et prévisible, le gouvernement envoie un signal fort aux entrepreneurs et aux investisseurs. Cette réforme confirme l’ambition d’Abidjan de faire du numérique un levier structurant de croissance, de création de valeur et de compétitivité économique.