Selon Polite Kambamura, ministre des Mines, cette mesure s’inscrit « dans l’intérêt national » et vise à renforcer les retombées économiques de l’exploitation minière, à améliorer les conditions d’exportation et à encourager les entreprises étrangères à investir dans la transformation sur le sol zimbabwéen.
Le Zimbabwe, premier producteur africain de lithium, dispose de ressources estimées à 126 millions de tonnes. Ce minerai est devenu un enjeu stratégique mondial, alimentant la production de batteries pour véhicules électriques et les technologies de stockage d’énergie. Jusqu’ici, le secteur minier est largement dominé par des entreprises chinoises, qui devront désormais installer des unités de transformation locales pour maintenir leurs activités.
Outre le lithium, le pays détient d’importantes réserves de métaux du groupe platine, de cuivre et de nickel. Selon la Banque mondiale, l’exploitation minière contribue à hauteur de 14,3 % au PIB national, soulignant l’importance de ce secteur pour l’économie zimbabwéenne.
Cette décision reflète une volonté claire de capturer davantage de valeur sur place, d’encourager la création d’emplois et de renforcer la position du Zimbabwe dans la chaîne mondiale des métaux stratégiques. Si la mise en œuvre de cette interdiction pose des défis logistiques et réglementaires, elle pourrait transformer durablement le paysage industriel et attirer de nouveaux investisseurs désireux de participer à la chaîne de production locale.
