L’aide du FMI comprend ≈ 2 milliards de dollars via l’Extended Fund Facility (EFF) et ≈ 273 millions de dollars à travers la Resilience and Sustainability Facility (RSF). L’ensemble des financements déjà débloqués dans le cadre du programme dépasse désormais 5,2 milliards de dollars. Ce soutien offre à l’Égypte une marge de manœuvre pour réduire ses déficits et relancer les investissements publics et privés tout en stabilisant sa monnaie.
Malgré les chocs récents, certains indicateurs montrent des signes positifs : la croissance du PIB est estimée à ≈ 4,4 % pour l’exercice 2024‑2025, l’inflation a chuté de près de 38 % à 11,9 % début 2026 et le déficit courant s’est réduit grâce à la hausse des exportations de gaz et au rebond du tourisme. Ces chiffres traduisent une désinflation progressive et un marché des changes plus stable, même si l’économie reste vulnérable aux chocs externes.
Le FMI insiste sur l’importance des réformes structurelles pour transformer la reprise en croissance durable. Cela inclut la privatisation d’entreprises publiques, la libéralisation progressive des marchés et le renforcement de la gouvernance économique. La lenteur dans la mise en œuvre de ces mesures pourrait limiter l’impact du soutien financier et retarder la stabilité à moyen terme.
Pour les acteurs économiques et financiers, ce décaissement représente un signal positif : la stabilité macroéconomique est soutenue, la consommation et l’investissement peuvent progresser, et le pays reste éligible à des financements internationaux. Cependant, la dépendance aux flux externes, comme les transferts des expatriés ou le tourisme, demeure un facteur de risque qu’il faut surveiller. L’Égypte devra continuer à montrer des résultats concrets sur les réformes pour transformer cette reprise technique en croissance pérenne.
