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Privatisation de la SONACIM : le géant marocain CIMAF prend les commandes du ciment tchadien (CIM-TCHAD SA)

La Société nationale de ciment (SONACIM) a été officiellement privatisée le 27 février 2026 à N’Djamena, à l’issue d’un appel d’offres lancé par l’État tchadien.

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Le groupe marocain CIMAF a été retenu pour la reprise de l’entreprise, qui change de dénomination sociale et devient CIM-TCHAD SA. Cette opération stratégique vise à renforcer la production locale, améliorer la compétitivité du secteur et soutenir les grands chantiers d’infrastructures du pays. La cérémonie de signature des actes s’est déroulée au ministère du Commerce et de l’Industrie, en présence des membres du gouvernement en charge du commerce et des finances. Cette formalisation marque la fin du processus de cession et ouvre une nouvelle phase dans l’histoire de l’entreprise publique.

Une réforme structurante pour un secteur clé

La privatisation de la SONACIM s’inscrit dans une politique plus large de restructuration des entreprises publiques engagée par les autorités. L’objectif est d’améliorer la gouvernance, d’optimiser la gestion financière et d’attirer des capitaux privés capables de moderniser l’outil industriel.

Le ciment est un produit stratégique pour l’économie tchadienne. Il intervient dans la construction de routes, de ponts, d’écoles, d’hôpitaux et de logements sociaux. Dans un pays où les besoins en infrastructures restent importants, la disponibilité et le prix du ciment ont un impact direct sur le coût des projets publics et privés. Une production locale renforcée permettrait de limiter les importations, de réduire les délais d’approvisionnement et de mieux maîtriser les prix sur le marché national.

Des investissements attendus et un effet sur l’emploi

Avec l’arrivée d’un opérateur privé expérimenté, des investissements sont attendus dans la modernisation des équipements, l’optimisation des chaînes de production et l’augmentation des capacités industrielles. L’enjeu est d’améliorer la productivité tout en répondant à une demande intérieure en croissance, portée par l’urbanisation et le développement immobilier.

Au-delà des performances industrielles, cette transition pourrait générer des retombées économiques concrètes. L’augmentation des capacités de production peut entraîner la création d’emplois directs au sein de l’usine, mais aussi d’emplois indirects dans le transport, la distribution et les services liés au BTP. La transformation en CIM-TCHAD SA ouvre ainsi la voie à une meilleure intégration du pays dans le marché régional du ciment.

Un signal fort pour le climat des affaires

Cette privatisation envoie également un signal important aux investisseurs. Elle traduit la volonté des autorités tchadiennes de renforcer les partenariats public-privé et d’ouvrir davantage certains secteurs stratégiques au capital privé. Dans un contexte où les États cherchent à mobiliser des ressources pour financer le développement, ce type d’opération constitue un levier pour dynamiser l’économie sans alourdir la charge budgétaire publique.

La mutation de la SONACIM en CIM-TCHAD SA marque donc une étape majeure pour l’industrie nationale. Les prochains mois permettront d’évaluer l’impact réel de cette réforme sur la production, les prix du ciment et la dynamique du secteur de la construction au Tchad.

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