L’accord a été signé le 2 mars 2026, lors de réunions techniques tenues à Harare, capitale du Zimbabwe. Les représentants des trois pays se sont réunis pour examiner les défis liés aux corridors commerciaux et définir des mesures visant à réduire les délais et les coûts logistiques pour les transporteurs.
Une coopération trilatérale pour fluidifier le transport
Le Zimbabwe, l’Afrique du Sud et la Zambie ont ainsi mis en place un cadre de collaboration visant à renforcer la circulation des marchandises entre leurs territoires. Le projet cible principalement les corridors routiers stratégiques qui relient les ports sud-africains aux marchés zambiens et zimbabwéens.
Les mesures incluent une meilleure coordination entre les autorités nationales de transport et douanières, la simplification des formalités aux postes frontières et l’amélioration progressive des infrastructures routières. L’objectif est de réduire les goulots d’étranglement et de rendre les flux commerciaux plus rapides et prévisibles pour les opérateurs économiques.
Les bénéfices attendus pour le commerce régional
La mise en œuvre de cet accord devrait soutenir la croissance des échanges commerciaux en Afrique australe. Selon les projections de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC), le volume de fret transporté pourrait atteindre 50 millions de tonnes en 2030 et 148 millions de tonnes à l’horizon 2040, soit une croissance annuelle estimée à 8,2 %.
Pour les transporteurs et les entreprises, cela se traduit par des délais plus courts et des coûts logistiques réduits, favorisant un commerce plus compétitif. Les populations locales bénéficient également indirectement, avec une circulation des biens plus efficace et un approvisionnement plus stable dans les marchés frontaliers.
Cette coopération s’inscrit dans la continuité des programmes de modernisation des corridors de transport lancés au cours des dernières années. Les corridors Nord-Sud et Chirundu‑Beitbridge, déjà au cœur des échanges régionaux, avaient bénéficié d’investissements pour améliorer les routes et réduire les retards aux frontières. L’accord trilatéral formalise désormais cette coordination et prévoit des mesures concrètes pour pérenniser les gains obtenus.