Le Nigeria suspend les importations d’essence, le pari gagné d’Aliko Dangote

Les autorités nigérianes ont décidé de suspendre les licences d’importation d’essence, estimant que les capacités locales de raffinage permettent désormais de répondre à la demande intérieure. Cette mesure intervient dans un contexte marqué par l’entrée en régime de croisière de nouvelles infrastructures de transformation du pétrole brut dans le pays.

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Bola Ahmed Tinubu, président du Nigeria

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Le Nigeria franchit une nouvelle étape dans la réorganisation de son approvisionnement en carburant. Le 10 mars 2026, la Nigerian Midstream and Downstream Petroleum Regulatory Authority (NMDPRA) a annoncé la suspension des licences d’importation d’essence, indiquant que l’offre nationale est désormais jugée suffisante pour alimenter le marché intérieur.

Selon George Ene-Ita, porte-parole de la NMDPRA, les importations de carburant ne seront autorisées que dans le cas où la production locale deviendrait insuffisante pour couvrir la demande nationale. Depuis le mois de février, aucune nouvelle licence d’importation n’a été délivrée aux opérateurs du secteur.

Cette décision concerne plusieurs entreprises actives dans l’approvisionnement du marché nigérian, parmi lesquelles TotalEnergies, Conoil Plc et MRS Nigeria Plc, qui figuraient jusqu’ici parmi les principaux importateurs d’essence dans le pays.

La mesure intervient dans un contexte marqué par le renforcement des capacités de raffinage locales. La raffinerie développée par l’industriel Nigérian Aliko Dangote a atteint sa capacité nominale estimée à environ 650 000 barils de pétrole brut par jour. L’infrastructure pourrait produire jusqu’à 75 millions de litres de carburant quotidiennement, un volume supérieur aux besoins estimés du marché national.

Selon les autorités, l’augmentation de la production locale devrait permettre de réduire significativement les importations de carburant. Cette évolution pourrait également contribuer à limiter les sorties de devises liées à l’achat de produits pétroliers raffinés à l’étranger.

Avant cette décision, le Nigeria dépendait largement des importations pour satisfaire sa consommation intérieure de carburant, en raison des performances limitées de ses raffineries publiques. Au cours des dernières années, plusieurs initiatives ont été engagées pour renforcer la transformation locale du pétrole brut, notamment la réhabilitation progressive des raffineries existantes et l’encouragement à l’investissement privé dans le secteur du raffinage.

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