Réunis au Palais des Congrès de Yaoundé, les représentants des 166 membres de l’OMC ont engagé des discussions sur des sujets stratégiques touchant au commerce international. Sous la présidence du Ministre camerounais du Commerce, Luc Magloire Mbarga Atangana, et avec la participation de la Directrice générale de l’OMC, Dr. Ngozi Okonjo‑Iweala, la conférence visait à progresser sur des dossiers tels que l’accès aux marchés, les subventions, le commerce électronique, les droits de propriété intellectuelle et le règlement des différends.
Négociations et résolutions
Dans son discours de clôture, le Ministre du Commerce a salué l’engagement et le travail des délégations :
Vous avez fait preuve d’une participation constructive à travers des journées très longues et des nuits très courtes, ce qui témoigne de l’engagement des délégations à avancer sur des questions complexes, même si nous avons finalement manqué de temps pour finaliser certains dossiers.
Cette déclaration met en évidence l’intensité du travail et la difficulté à parvenir à un consensus sur certains dossiers stratégiques. Dans le domaine agricole, des engagements ont été adoptés visant à réduire les distorsions commerciales liées aux subventions à l’exportation afin de faciliter l’accès des produits agricoles aux marchés internationaux. Des mesures ont également été prises pour améliorer l’efficacité du règlement des différends de l’OMC, renforçant ainsi la sécurité juridique pour les entreprises et les investisseurs.
Les discussions sur les facilités commerciales pour les pays les moins avancés (PMA) ont conduit à l’adoption de dispositions visant à ouvrir davantage l’accès des produits de ces pays aux échanges mondiaux, ce qui pourrait avoir des conséquences positives pour les économies en développement.
Sur le commerce électronique, les négociateurs n’ont pas pu finaliser un accord sur le moratoire de non‑imposition des droits de douane sur les transmissions électroniques, en raison de divergences persistantes sur la durée et les conditions d’application de ce moratoire.
Les négociations portant sur les ADPIC (aspects des droits de propriété intellectuelle liés au commerce) et les mécanismes associés n’ont pas non plus abouti à des décisions définitives et resteront à l’ordre du jour des prochaines réunions.
Un cadre de suivi a été établi pour mieux intégrer les enjeux du commerce durable et environnemental dans les politiques commerciales mondiales, ce qui devrait influencer les stratégies des entreprises et des investisseurs à long terme.
À l’issue de la CM14, plusieurs textes et décisions ont été adoptés sur des sujets structurants tels que l’agriculture, le règlement des différends et l’intégration des PMA dans le commerce mondial. Certaines négociations sensibles, notamment sur le commerce électronique et les ADPIC, n’ont pas été conclues et devront être poursuivies lors des prochaines réunions, conformément au mandat donné aux délégations pour préparer les travaux futurs.