Le gouvernement togolais a engagé des discussions avec la Niger Delta Power Holding Company pour accroître les volumes d’électricité importés. Actuellement, le pays achète environ 75 MWh/jour à la compagnie nigériane. Les autorités souhaitent augmenter ce volume afin de répondre plus efficacement aux besoins des ménages, des entreprises et des zones industrielles récemment raccordées. Cette initiative intervient alors que la demande énergétique nationale est en hausse.
Volume actuel et objectifs
Le Togo importe actuellement près de 29 % de sa consommation d’électricité du Nigeria, soit environ 75 MWh/jour, tandis que le Ghana fournit environ 38 %. La production nationale complète ces importations, mais elle reste insuffisante pour couvrir l’ensemble de la demande. L’objectif des négociations est d’augmenter les volumes importés depuis le Nigeria afin de sécuriser l’approvisionnement, soutenir les industries émergentes et répondre à la croissance rapide de la demande domestique.
Rôle régional et intégration énergétique
Les échanges reposent sur des lignes interconnectées avec le Bénin et le Nigeria, permettant le transport d’électricité à travers les frontières. Ces infrastructures font partie du West African Power Pool (WAPP), un dispositif régional visant à faciliter le commerce d’électricité entre pays et à stabiliser l’approvisionnement. Cela permet de mieux utiliser les capacités régionales et d’assurer la continuité de l’énergie lors des pics de consommation.
Structure de l’approvisionnement électrique au Togo
Le Togo complète ses besoins avec des centrales thermiques, hydroélectriques et solaires. Même avec ces installations, la production locale reste limitée et les importations représentent une part majeure de l’énergie consommée. Entre 2024 et 2025, la demande nationale a augmenté de 5 à 7 %, portée par l’expansion industrielle et l’urbanisation, accentuant la nécessité d’accroître les importations.
Pour le Togo, l’augmentation des importations d’électricité permet de renforcer la sécurité d’approvisionnement, d’assurer l’alimentation continue des zones industrielles et des nouvelles extensions résidentielles, et de soutenir la croissance économique en fournissant l’énergie nécessaire à la production. Pour le Nigeria, l’exportation supplémentaire d’électricité permet de valoriser la production excédentaire, d’optimiser l’utilisation de ses centrales et de générer des revenus issus de ces exportations, tout en consolidant son rôle dans l’intégration énergétique régionale.
Le Togo dépend depuis plusieurs années des importations régionales d’électricité. Les premières lignes transfrontalières et la coordination par la Communauté Électrique du Bénin ont permis de sécuriser l’alimentation nationale, notamment lors des périodes de déficit. La stratégie actuelle s’inscrit dans la continuité de ces initiatives, en renforçant les volumes importés pour accompagner le développement industriel et la croissance économique.