Situé à proximité de Béjaïa, le gisement de Tala Hamza représente l’une des plus grandes réserves de zinc et de plomb en Algérie. Après plusieurs années d’études et de préparatifs techniques, l’exploitation démarre avec des infrastructures modernes destinées à produire des concentrés métalliques de haute qualité. Ce projet est conçu pour renforcer la production nationale et générer des revenus stables hors hydrocarbures.
Un gisement aux réserves significatives
Le site couvre une vaste superficie et possède des réserves exploitables estimées à environ 34 millions de tonnes de minerai. La teneur élevée en zinc et en plomb en fait un projet stratégique capable de répondre aux besoins industriels locaux et internationaux. Les projections indiquent une production annuelle de 170 000 tonnes de concentré de zinc et 30 000 tonnes de concentré de plomb sur une durée d’exploitation estimée à 19 ans, suivie d’une phase de réhabilitation conforme aux normes environnementales. Ces chiffres confèrent au projet une importance majeure pour l’économie algérienne.
Retombées économiques et sociales
L’investissement global du projet est évalué entre 470 et 500 millions de dollars. Cette initiative devrait générer un chiffre d’affaires annuel supérieur à 200 millions de dollars et un bénéfice net d’environ 60 millions de dollars une fois la production stabilisée. Sur le plan social, la mine devrait créer près de 800 emplois directs et plus de 4 000 emplois indirects, tout en stimulant la formation professionnelle et le développement de compétences locales dans le secteur minier.
Avant le lancement officiel, plusieurs étapes préparatoires ont été franchies. Les études de faisabilité et d’impact environnemental ont été menées, les infrastructures logistiques et industrielles ont été planifiées et des partenariats internationaux pour la construction et le traitement du minerai ont été établis. Une première pierre symbolique avait été posée en 2023 pour marquer le début officiel du projet, assurant ainsi la coordination entre les autorités locales, les investisseurs et les partenaires techniques.
Ce projet s’inscrit dans une stratégie nationale visant à réduire la dépendance au pétrole et au gaz. En produisant des métaux stratégiques, l’Algérie se positionne sur les marchés internationaux et favorise le développement d’industries locales liées au traitement du zinc et du plomb. Il complète d’autres projets miniers structurants, tels que la mine de fer de Gâra Djebilet et les projets phosphatiers dans l’Est, consolidant ainsi un secteur minier plus compétitif et capable de générer des retombées économiques durables pour le pays.