OMC à Yaoundé : « Le statu quo n’est plus durable », prévient Ngozi Okonjo-Iweala

La deuxième journée de la 14ᵉ Conférence ministérielle de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), qui se tient au Palais des Congrès de Yaoundé, a été marquée par des échanges soutenus entre ministres du Commerce et responsables d’organisations internationales. Au centre des discussions : l’avenir du système commercial multilatéral et les réformes jugées nécessaires pour adapter l’institution aux mutations de l’économie mondiale.

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Ngozi Okonjo-Iweala, DG OMC

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Face aux tensions géopolitiques, aux transformations des chaînes d’approvisionnement et à la montée du commerce numérique, les membres de l’OMC cherchent à moderniser les règles du commerce international. La directrice générale de l’organisation, Ngozi Okonjo-Iweala, a appelé à une réforme profonde pour maintenir la pertinence du système commercial multilatéral.

La 14ᵉ Conférence ministérielle de l’Organisation mondiale du commerce se poursuit à Yaoundé dans un contexte de profondes mutations du commerce international. Réunis pour examiner plusieurs dossiers sensibles, les ministres du Commerce des États membres ont multiplié les consultations afin de rapprocher leurs positions sur la réforme de l’institution.

Au cours des échanges, la directrice générale de l’OMC, Ngozi Okonjo-Iweala, a rappelé l’ampleur des transformations qui affectent l’économie mondiale. « L’ordre mondial a irréversiblement changé », a-t-elle déclaré, soulignant que les règles qui structurent le commerce international doivent évoluer pour rester adaptées aux nouvelles réalités économiques. Selon Ngozi Okonjo-Iweala, le système commercial multilatéral se trouve aujourd’hui à un tournant.

Le statu quo n’est plus durable. L’OMC doit se réformer pour rester pertinente,

a affirmé Ngozi Okonjo-Iweala, appelant les États membres à engager des discussions constructives afin de moderniser le fonctionnement de l’organisation.

Ces déclarations interviennent alors que plusieurs dossiers majeurs sont à l’agenda de la conférence. Les discussions portent notamment sur la réforme institutionnelle de l’OMC, la question des subventions à la pêche, la facilitation de l’investissement pour le développement, ainsi que les règles encadrant le commerce électronique.

Dans les réunions de travail organisées au cours de cette deuxième journée, les délégations ont également abordé les enjeux liés à l’agriculture et à la sécurité alimentaire. Plusieurs pays en développement plaident pour une meilleure prise en compte de leurs priorités économiques, notamment en matière d’industrialisation et de diversification des exportations.

Parallèlement aux sessions officielles, les délégations ont poursuivi des consultations en groupes restreints et des rencontres bilatérales afin de rapprocher leurs positions sur certains sujets sensibles. Ces échanges informels constituent souvent un levier important pour faire avancer les négociations dans le cadre des conférences ministérielles de l’OMC.

Au-delà des discussions techniques, les responsables de l’organisation soulignent que la réforme du système commercial multilatéral apparaît désormais comme une nécessité pour maintenir la crédibilité de l’OMC et garantir un cadre stable pour les échanges internationaux.

Pour de nombreux observateurs, les conclusions de la conférence de Yaoundé pourraient ainsi contribuer à redéfinir les bases de la gouvernance du commerce mondial dans un environnement économique de plus en plus complexe.

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