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Avec 413 millions USD investis à Dodoma, la Tanzanie accélère sa stratégie de transformation minière

La Tanzanie franchit une nouvelle étape dans sa politique d'industrialisation. Le gouvernement a annoncé la construction d'une usine sidérurgique intégrée à Nala, dans la région de Dodoma, pour un investissement de 600 milliards de shillings tanzaniens, soit environ 230 milliards FCFA. Porté par A1 Iron & Steel Tanzania Ltd, le projet vise à transformer localement le minerai de fer et à renforcer les capacités industrielles du pays. Les autorités y voient un levier de création d'emplois, de substitution aux importations et de valorisation des ressources minières nationales.

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Le ministre tanzanien des Mines, Anthony Mavunde, a annoncé le 15 juin 2026 que l’usine sidérurgique intégrée de Nala mobilisera un investissement de 600 milliards de shillings tanzaniens. Selon le membre du gouvernement, cette infrastructure comprendra l’ensemble de la chaîne de transformation du minerai de fer, depuis son traitement jusqu’à la fabrication de produits sidérurgiques finis. L’installation sera notamment dotée d’un haut-fourneau et d’un système Basic Oxygen Furnace (BOF), utilisé dans la production industrielle d’acier. Selon les informations communiquées par les promoteurs du projet, l’usine produira notamment des bobines laminées à chaud, des tôles de toiture, du fil métallique, du treillis soudé et des clous destinés aux secteurs de la construction, de l’industrie et des infrastructures.

Plus de 6 500 emplois attendus pendant l’exploitation du projet

D’après les chiffres présentés par le ministère tanzanien des Mines, le projet devrait permettre la création d’environ 1 500 emplois directs et plus de 5 000 emplois indirects. Ces emplois concerneront aussi bien les activités industrielles que les services associés, notamment le transport, la logistique, la maintenance et les activités de sous-traitance.

Le directeur général d’A1 Iron & Steel Tanzania Ltd, Himanshu Tiwari, a indiqué que les travaux de construction devraient démarrer en juillet 2026. La durée du chantier est estimée à quinze mois avant la mise en service des installations industrielles.

Une capacité nationale déjà supérieure à la demande intérieure

Selon les données présentées par le ministre d’État chargé de la Planification et de l’Investissement, le professeur Kitila Mkumbo, la Tanzanie dispose actuellement de 19 grandes industries sidérurgiques. Le responsable gouvernemental a précisé que la capacité nationale de production d’acier est estimée à 1,2 million de tonnes par an, alors que la demande intérieure est évaluée à environ 600 000 tonnes.

Ces chiffres traduisent une capacité de production déjà supérieure aux besoins du marché national. L’entrée en service de la nouvelle aciérie de Dodoma devrait renforcer davantage l’offre disponible et soutenir les ambitions industrielles du pays.

La transformation locale du minerai de fer au cœur de la stratégie gouvernementale

Le projet de Dodoma s’inscrit dans la politique de valorisation locale des ressources minières engagée par les autorités tanzaniennes. L’objectif affiché est d’accroître la transformation industrielle des matières premières sur le territoire national afin d’augmenter la valeur ajoutée générée par le secteur minier.

Cette orientation se retrouve également dans les projets stratégiques de Liganga et Mchuchuma. Selon la ministre de l’Industrie et du Commerce, Judith Kapinga, le développement de ces projets pourrait permettre à la Tanzanie d’économiser jusqu’à 1,22 milliard de dollars d’importations d’acier. La membre du gouvernement a également indiqué que ces investissements pourraient générer environ 6 500 emplois directs et 26 000 emplois indirects.

Avec l’annonce de cette aciérie intégrée de 600 milliards de shillings, la Tanzanie poursuit sa stratégie de développement industriel fondée sur la transformation locale de ses ressources naturelles. Les chiffres communiqués par le gouvernement montrent que le pays cherche à consolider sa filière sidérurgique tout en renforçant sa capacité de production nationale. Pour les autorités, l’enjeu consiste désormais à convertir davantage de ressources minières en produits industriels destinés aussi bien au marché intérieur qu’aux débouchés régionaux.

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