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Afrique subsaharienne : la Banque mondiale recommande aux Etats l’efficacité dans les dépenses publiques

Ce, afin d’améliorer l’accès à des services essentiels comme la santé, l’éducation, l’eau et l’électricité. Des mesures qui renforceraient les relations entre les gouvernements et les contribuables. C’est l’une des recommandations contenues dans la 31e édition du rapport Africa’s Pulse, intitulée « Améliorer la gouvernance et répondre aux besoins des populations en Afrique », présenté, le 23 avril 2025.

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Banque mondiale

Le constat de la Banque mondiale est sans équivoque : la croissance économique s’accélère en Afrique, mais l’incertitude obscurcit l’horizon. Dans sa 31e édition du rapport Africa’s Pulse, intitulée « Améliorer la gouvernance et répondre aux besoins des populations en Afrique », l’institution de Bretton Woods note qu’en 2025, le revenu réel par habitant en Afrique subsaharienne devrait être inférieur d’environ 2 % au pic qu’il avait atteint en 2015. La croissance dans les pays riches en ressources et ceux en situation de fragilité, de conflit et de violence est plus lente que dans les économies plus diversifiées, et la région peine à créer suffisamment d’emplois de qualité pour sa jeunesse.

De l’avis d’Andrew Dabalen, économiste en chef de la Banque mondiale pour l’Afrique, « L’écart se creuse entre, d’une part, les aspirations des populations à des emplois de qualité et à des services publics efficaces et, d’autre part, des institutions et des marchés souvent défaillants. Il sera essentiel de mener des réformes urgentes, doublées d’un renforcement de la concurrence, de la transparence et de la redevabilité, pour attirer les investissements privés, augmenter les recettes publiques et créer davantage d’opportunités économiques pour les millions d’Africains qui entrent sur le marché du travail chaque année », souligne-t-il.

Au regard de cet état de chose, la Banque mondiale, dans son rapport, formule des recommandations à l’intention des gouvernements africains pour parvenir à maintenir la croissance et rétablir la confiance dans un contexte volatil. Ainsi, confrontés à un endettement élevé et à une baisse de l’aide internationale, les pays peuvent s’efforcer d’accroître l’efficacité des dépenses publiques afin d’améliorer l’accès à des services essentiels comme la santé, l’éducation, l’eau et l’électricité. Ces mesures, selon la Banque mondiale, renforceraient les relations entre les gouvernements et les contribuables, tandis que l’amélioration des services publics, un système fiscal équitable, une meilleure reddition des comptes et des règles de marché claires aideront également les entreprises à être compétitives, à grandir et à créer des emplois.

Une croissance résiliente, malgré les incertitudes

Pour la Banque mondiale, la croissance économique en Afrique subsaharienne fait preuve d’une certaine résilience malgré les incertitudes qui pèsent sur l’économie mondiale et des marges de manœuvre budgétaire restreintes. La croissance régionale devrait ressortir à 3,5 % en 2025, puis s’accélérer encore, pour atteindre 4,3 % en 2026-2027. Cette dynamique est principalement portée par la hausse de la consommation privée et des investissements, à la faveur du repli de l’inflation et de la stabilisation monétaire. Le taux d’inflation médian dans la région est passé de 7,1 % en 2023 à 4,5 % en 2024. Cependant, le rythme de la croissance n’est pas encore suffisant pour réduire de manière significative la pauvreté et répondre aux aspirations des citoyens.

L’Afrique subsaharienne, précise-t-on, est confrontée à un climat d’incertitude accrue engendré par l’évolution du commerce mondial, les conflits régionaux et les phénomènes liés au changement climatique qui frappent les populations et les cultures. Alors que les effets directs et indirects des changements dans les politiques commerciales vont se matérialiser et évoluer au fil du temps, les économies africaines, pense la Banque mondiale, ont la possibilité de libéraliser et de diversifier leurs marchés, notamment en s’appuyant sur la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) pour stimuler le commerce régional, développer l’activité économique et procurer des emplois aux jeunes.

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