Cameroun : Paul Biya autorise un emprunt de 1 650 milliards FCFA sur les marchés financiers pour financer des projets de développement

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Paul Biya au palais présidentiel de Yaoundé, le 26 juillet 2022. © Ludovic MARIN / AFP

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Le Président de la République du Cameroun, S.E. Paul Biya, a signé le 21 janvier 2026 un décret habilitant le ministre des Finances à recourir à des emprunts intérieurs et extérieurs pour un montant maximum de 1 650 milliards de francs CFA. Cette autorisation s’inscrit dans le cadre de l’exécution de la loi de finances du Cameroun pour l’exercice 2026.

Le décret est pris conformément à la Constitution, loi n° 2025/012 du 17 décembre 2025 portant loi de finances pour l’exercice 2026, ainsi qu’au décret n° 2011-408 du 9 décembre 2011 portant organisation du Gouvernement, modifié et complété par le décret n° 2018-190 du 2 mars 2018. Il confère au ministre des Finances, avec faculté de délégation, le pouvoir de mobiliser des ressources financières destinées au financement de l’action publique.

Le montant total des emprunts autorisés est plafonné à 1 650 milliards FCFA. Ce volume traduit la volonté de l’État de disposer de ressources financières suffisantes pour accompagner l’exécution du budget 2026, dans un contexte marqué par des besoins de financement importants et la nécessité d’assurer la continuité des engagements publics. Le décret précise la répartition des emprunts selon trois canaux distincts.

  • Une première enveloppe de 400 milliards FCFA sera mobilisée sur le marché financier intérieur, à travers l’émission d’obligations du Trésor et/ou d’obligations du Trésor assimilables.
  • Une deuxième enveloppe de 250 milliards FCFA proviendra de prêts directs contractés auprès d’organismes privés intérieurs.
  • Enfin, un montant de 1 000 milliards FCFA est destiné à être mobilisé sur les marchés financiers extérieurs, permettant à l’État de recourir à des ressources internationales.

Conformément au texte, les ressources issues de ces emprunts sont destinées au financement des projets de développement et à l’apurement des restes à payer. Cette orientation vise à permettre à l’État d’honorer ses engagements financiers, notamment ceux liés aux exercices antérieurs, tout en assurant la poursuite des projets inscrits au budget.

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