Le gel concerne uniquement les visas permettant une installation durable, comme ceux liés au regroupement familial ou à l’emploi permanent. Les visas temporaires pour le tourisme, les affaires ou les études ne sont pas directement affectés, mais des contrôles renforcés sont prévus. Selon le Département d’État américain, la mesure vise à réévaluer les critères d’admission et à garantir que les nouveaux arrivants puissent subvenir à leurs besoins sans dépendre des aides publiques.
Parmi les pays impactés figurent le Cameroun, le Nigeria, la Côte d’Ivoire, le Sénégal, le Ghana, l’Éthiopie, la Tunisie et la République démocratique du Congo. Cette suspension entraîne une incertitude sur les projets familiaux et professionnels de nombreux candidats dont les ambitions d’installation aux États-Unis sont désormais retardées.
Pour les candidats et leurs familles, les entretiens prévus sont reportés ou annulés et les dossiers en cours, même approuvés mais non finalisés, sont suspendus. Les transferts financiers depuis les États-Unis vers l’Afrique pourraient également diminuer, affectant indirectement certaines économies locales, notamment les secteurs dépendant de ces flux.
La décision suscite des critiques d’experts et d’économistes, qui pointent un ralentissement potentiel des flux migratoires légaux et un frein aux échanges économiques et humains. La durée du gel n’est pas encore précisée, laissant une incertitude prolongée pour les candidats et les entreprises impliquées dans des projets transcontinentaux.