Les prévisions météorologiques et les systèmes d’alerte précoce permettent de réduire les pertes économiques liées aux phénomènes climatiques extrêmes. Dans certains pays africains, ces pertes peuvent atteindre 5 % du PIB national. Pour améliorer la collecte de données et leur fiabilité, des programmes comme ClimSA 2025 et Africa Hydromet ont été lancés afin de moderniser les infrastructures et fournir des informations fiables aux décideurs et aux entreprises.
Les services météo au service de l’économie
Les données météorologiques sont utilisées dans plusieurs secteurs stratégiques. En agriculture, elles permettent de planifier les semis et les récoltes, réduisant les pertes et augmentant la productivité. Dans le secteur énergétique, elles servent à optimiser la production hydroélectrique, solaire et éolienne. Les systèmes d’alerte précoce protègent les infrastructures et les populations lors de tempêtes, inondations ou sécheresses, ce qui limite les pertes économiques et sociales. À l’échelle mondiale, chaque dollar investi dans les services météorologiques permet d’éviter environ 10 dollars de pertes économiques, et ces services peuvent sauver jusqu’à 23 000 vies par an tout en évitant 2 milliards de dollars de pertes économiques dans les pays en développement.
Pour moderniser les services météorologiques en Afrique, plusieurs initiatives ont été mises en place. Le programme ClimSA 2025 a permis de moderniser les réseaux de stations météorologiques dans 49 pays d’Afrique subsaharienne. Le programme Africa Hydromet, financé par la Banque mondiale et la Banque africaine de développement, a engagé près de 900 millions de dollars US pour installer de nouvelles stations automatiques, développer des outils de prévision et former du personnel spécialisé. Le Fonds ClimDev Afrique finance également des systèmes d’observation et d’information climatique pour renforcer la planification agricole et la sécurité alimentaire. Ces projets augmentent la précision des prévisions et fournissent des informations essentielles aux gouvernements et aux entreprises.
En 2025, la mise en œuvre de ClimSA 2025 a permis de moderniser près de 50 réseaux nationaux de stations météorologiques. Ces actions ont renforcé les systèmes d’alerte précoce et augmenté la disponibilité de données fiables pour les secteurs économiques clés. Ces mesures ont contribué à réduire les pertes économiques liées aux phénomènes climatiques extrêmes et ont posé les bases pour de nouveaux investissements et le développement d’activités dépendantes des données météorologiques et climatiques.