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Maïs, provende, aviculture : comment le Gabon construit son autonomie agricole

La filière maïs au Gabon représente une production estimée à environ 45 000 tonnes, avec des perspectives de hausse à 60 677 tonnes en 2025. Dans un contexte où le pays consacre près de 550 milliards FCFA par an aux importations alimentaires, le développement de cette filière apparaît comme un levier de réduction de la dépendance extérieure, notamment pour le secteur de l’élevage.

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Le Gabon engage une transformation progressive de son agriculture à travers la structuration de la filière maïs. Cette culture, désormais stratégique, est principalement orientée vers l’alimentation animale. Elle s’inscrit dans une dynamique de réduction de la dépendance aux importations, qui pèsent lourdement sur la balance commerciale alimentaire du pays.

La production nationale de maïs est évaluée à environ 45 000 tonnes par an, selon les estimations disponibles. Cette production pourrait toutefois connaître une évolution significative, avec une projection à 60 677 tonnes en 2025, soit une progression portée par l’extension des surfaces cultivées et les programmes de soutien agricole. Cette dynamique est observée dans plusieurs zones de production, notamment dans certains départements agricoles où les volumes dépassent déjà 7 000 tonnes, traduisant une montée en puissance progressive de la filière.

Le Gabon reste fortement dépendant des importations alimentaires. La facture globale est estimée à environ 550 milliards FCFA par an, selon les données du secteur, avec une part importante dédiée aux produits destinés à l’alimentation humaine et animale.

Dans ce volume, les importations de produits liés à la volaille représentent environ 65 milliards FCFA, illustrant la pression exercée sur la filière locale d’élevage et les coûts d’approvisionnement.

Coopératives et structuration de la production locale

La structuration de la filière repose sur l’implication des coopératives agricoles locales, qui participent à l’organisation des producteurs et à l’amélioration des rendements. Dans la province de la Ngounié, notamment à Lébamba et Ndendé, des programmes de distribution de semences sélectionnées ont permis une extension des surfaces cultivées. Des initiatives comme la plateforme Gabon Agricole, développée avec l’appui de l’ONG IDRC Africa et de la coopérative COOPAOM, contribuent à la structuration progressive d’un réseau de production plus organisé et orienté vers le marché.

La production de maïs est principalement destinée à la fabrication de provende pour l’aviculture et l’élevage bovin. Cette orientation vise à répondre à la demande croissante du secteur animal, fortement dépendant des intrants importés. L’objectif est de renforcer l’approvisionnement local afin de réduire progressivement les coûts liés aux importations de matières premières agricoles.

Les ZAP comme levier de transformation agricole

Les Zones Agricoles à Forte Productivité (ZAP) constituent l’un des instruments majeurs de la politique agricole. Elles visent à structurer la production et à augmenter les volumes disponibles pour l’industrie locale.

À terme, l’objectif affiché est d’atteindre une production combinée de 200 000 tonnes de maïs et de soja, destinée à soutenir l’alimentation animale et à réduire la dépendance aux importations.

Avec une production estimée à 45 000 tonnes et une projection à plus de 60 000 tonnes en 2025, la filière maïs au Gabon s’inscrit dans une dynamique de montée en puissance. Face à une facture alimentaire évaluée à 550 milliards FCFA, le développement de cette culture stratégique constitue un levier clé de structuration de l’élevage et de réduction progressive de la dépendance aux importations.

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