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Terminal à Hydrocarbures de Kribi : la SCDP et le PAK s’allient pour créer le géant du stockage en zone CEMAC

La Société camerounaise des dépôts pétroliers (SCDP) et le Port autonome de Kribi (PAK) ont franchi une nouvelle étape dans la réalisation du Terminal à Hydrocarbures de Kribi (THK). Le projet, initié en 2008, prévoit dans sa première phase 140 000 m³ de capacités de stockage de produits pétroliers et 12 000 tonnes métriques de gaz de pétrole liquéfié (GPL). Avec une capacité de traitement pouvant atteindre 10 millions de tonnes par an à terme, l’infrastructure est appelée à renforcer la sécurité énergétique du Cameroun et à consolider le rôle logistique de Kribi en Afrique centrale.

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Le 5 juin 2026, la Directrice générale de la Société camerounaise des dépôts pétroliers (SCDP), Véronique Manzoua, et le Directeur général du Port autonome de Kribi (PAK), Patrice Melom, ont effectué une visite technique du site de Mboro, dans l’arrondissement de Kribi II. Cette descente sur le terrain marque une nouvelle étape dans la réalisation du Terminal à Hydrocarbures de Kribi (THK), un projet lancé en 2008 et destiné à renforcer les capacités nationales de stockage des produits pétroliers.

Selon les données communiquées par les deux institutions, la première phase de l’infrastructure prévoit 140 000 m³ de capacités de stockage d’hydrocarbures liquides et 12 000 tonnes métriques de GPL, avec une capacité de traitement estimée à 5 millions de tonnes par an au démarrage et 10 millions de tonnes à terme. Les travaux devraient s’étendre sur une période d’environ 30 mois. Le projet prévoit à son terme des capacités de stockage en produits pétroliers de 230 000 m³ et 40 000 tonnes métriques pour le GPL.

Une infrastructure conçue pour accroître les capacités nationales de stockage

Selon la SCDP et le Port autonome de Kribi, le THK s’inscrit dans une logique de renforcement structurel des capacités de stockage énergétique du Cameroun. L’infrastructure comprend notamment un quai pétrolier en eau profonde relié au terminal terrestre et doté d’un tirant d’eau de 16 mètres, permettant l’accueil de navires de grande capacité.

Ces installations devraient permettre une montée en puissance significative du dispositif national. À titre de comparaison, les capacités actuelles de stockage de la SCDP sont estimées à environ 242 000 m³ pour les produits pétroliers liquides et à près de 3 970 tonnes de GPL. L’entrée en service progressive du THK devrait donc contribuer à élargir de manière substantielle l’offre nationale de stockage et à améliorer la résilience de la chaîne d’approvisionnement.

Un projet stratégique pour la sécurité énergétique

Au-delà de l’infrastructure physique, la SCDP présente le THK comme un outil stratégique destiné à sécuriser l’approvisionnement du marché national en produits pétroliers. L’objectif est d’améliorer la disponibilité des carburants et du gaz domestique, tout en réduisant les contraintes logistiques liées aux importations.

Le projet vise également les pays de l’hinterland, notamment le Tchad et la République centrafricaine, qui transitent par le corridor camerounais pour une partie de leurs besoins énergétiques. Le positionnement du terminal dans la zone industrialo-portuaire de Kribi devrait ainsi renforcer le rôle du Cameroun comme plateforme régionale de redistribution des produits pétroliers.

Une capacité de traitement pouvant atteindre 10 millions de tonnes par an

Dans sa conception, le THK est pensé comme un hub logistique régional. Les données institutionnelles indiquent une capacité de traitement de 5 millions de tonnes par an dans une première phase, avec une montée en puissance pouvant atteindre 10 millions de tonnes.

Cette dimension industrielle est renforcée par les caractéristiques du port de Kribi, conçu pour accueillir des navires de fort tonnage grâce à un tirant d’eau de 16 mètres. L’ensemble positionne progressivement le site comme un pôle énergétique structurant en Afrique centrale.

Une dimension financière encore non rendue publique

Sur le plan financier, les autorités n’ont pas encore communiqué de montant officiel concernant le coût global du Terminal à Hydrocarbures de Kribi. Les documents publics de la SCDP et du Port autonome de Kribi se concentrent principalement sur les caractéristiques techniques et les capacités industrielles de l’infrastructure.

Toutefois, les responsables du projet indiquent que le financement a été validé par les autorités compétentes, permettant ainsi le passage à la phase opérationnelle. La mise en œuvre du projet est donc engagée, même si les investissements globaux restent à ce stade non détaillés publiquement.

Dix-huit années de maturation avant le lancement

Le Terminal à Hydrocarbures de Kribi est le résultat d’un processus engagé depuis 2008. Le projet a connu plusieurs phases d’études techniques, de réévaluation et de structuration institutionnelle avant d’aboutir à sa phase actuelle de mise en œuvre. La visite technique du 5 juin 2026 marque ainsi l’entrée effective dans la phase de réalisation, avec des travaux prévus sur environ 30 mois selon les projections officielles.

Avec 140 000 m³ de capacité de stockage de produits pétroliers, 12 000 tonnes métriques de GPL et un potentiel de traitement pouvant atteindre 10 millions de tonnes par an, le Terminal à Hydrocarbures de Kribi s’impose comme l’un des projets structurants du secteur énergétique camerounais. Au-delà des chiffres, l’enjeu central reste la sécurisation de l’approvisionnement national et le positionnement du port de Kribi comme plateforme logistique et énergétique de référence en Afrique centrale.

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