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Or au Cameroun : nouvelle réglementation avec caution de 63 millions FCFA et 51% de capital national

Le Cameroun reconfigure son secteur aurifère avec un nouveau dispositif réglementaire combinant exigences financières, participation nationale au capital, fiscalité minière et obligations environnementales. Présentée le 15 juillet 2026 à Yaoundé par le ministère des Mines, de l’Industrie et du Développement technologique, cette réforme impose notamment une caution environnementale de 63 millions FCFA par site d’exploitation, une présence camerounaise minimale de 51% dans le capital des sociétés candidates aux permis semi-mécanisés, ainsi qu’un nouveau régime fiscal composé d’un impôt synthétique minier de 25%, d’un droit de sortie de 5% et d’une contribution au financement de la politique minière.

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Le secteur aurifère camerounais entre dans une nouvelle phase d’encadrement. Le 15 juillet 2026, lors d’un point de presse conjoint organisé à l’auditorium du ministère de la Communication à Yaoundé, le ministre des Mines, de l’Industrie et du Développement technologique, Fuh Calistus Gentry, et le ministre de la Communication, René Emmanuel Sadi, ont présenté les principales mesures de restructuration de l’exploitation aurifère.

Cette réforme intervient dans un contexte d’accélération du développement minier national. Selon le ministère des Mines, l’année 2025 a marqué l’entrée du Cameroun dans le cercle des pays producteurs miniers avec le démarrage de cinq grands projets : le fer de Bipindi-Grand Zambi, le fer de Kribi-Lobé, la bauxite de Minim-Martap, le marbre de Bidzar et l’or de Colomine.

À travers ce nouveau cadre, le gouvernement encadre désormais les conditions d’exploitation, les obligations financières des opérateurs et la participation des acteurs nationaux dans la chaîne aurifère.

63 millions FCFA par site : la nouvelle garantie financière imposée aux exploitants d’or

La réforme introduit une nouvelle obligation financière pour les opérateurs intervenant dans l’exploitation aurifère artisanale semi-mécanisée. Chaque site devra désormais être couvert par une caution environnementale obligatoire de 63 millions FCFA. Selon les données du ministère des Mines, ce montant correspond à une superficie réglementaire de 21 hectares, soit une garantie équivalente à 3 millions FCFA par hectare exploité.

Cette enveloppe financière est destinée à garantir les opérations de réhabilitation des espaces exploités après les activités minières. Elle constitue une condition préalable au maintien des autorisations d’exploitation dans le cadre du nouveau dispositif réglementaire.

Une majorité camerounaise obligatoire avec 51% du capital minimum

Le gouvernement impose également une nouvelle configuration de l’actionnariat des sociétés candidates aux permis d’exploitation semi-mécanisés. D’après le ministère des Mines, les entreprises concernées devront désormais disposer d’une participation camerounaise représentant au moins 51% du capital social.

Cette disposition modifie les conditions d’accès aux autorisations d’exploitation aurifère et place la participation nationale au cœur du modèle économique retenu pour la filière.

Un régime fiscal aurifère structuré autour de trois prélèvements

La réforme du secteur aurifère repose également sur un nouveau cadre fiscal. Selon les informations communiquées par le ministère des Mines, les exploitants devront intégrer trois principales charges financières : un impôt synthétique minier fixé à 25%, un droit de sortie de 5% sur la production aurifère et une contribution destinée au financement de la politique minière.

Le mécanisme fiscal doit permettre d’encadrer les revenus issus de l’exploitation de l’or et d’améliorer le suivi des flux financiers générés par cette activité.

Une production minimale exigée pour les opérateurs aurifères

Le nouveau dispositif prévoit aussi un encadrement des volumes produits par les exploitants. Selon le ministère des Mines, des seuils mensuels de production sont désormais fixés pour les opérateurs autorisés. Pour les unités disposant des capacités requises, le niveau minimal annoncé atteint 5 kilogrammes d’or par mois.

Cette mesure vise à renforcer la traçabilité de la production et à disposer de données plus précises sur les quantités réellement extraites dans les zones aurifères.

Six mois pour adopter la technologie de lixiviation en vase clos

Le gouvernement impose également une évolution des méthodes de traitement utilisées dans les exploitations semi-mécanisées. Les opérateurs disposent d’un délai de six mois pour migrer vers un système de lixiviation en vase clos. Cette obligation technique fait partie des nouvelles normes introduites pour encadrer les procédés de récupération de l’or.

Cette transition accompagne les autres mesures liées au contrôle environnemental et à la modernisation des pratiques minières. Avec cette réforme, le Cameroun fixe une nouvelle architecture pour son secteur aurifère autour d’obligations clairement définies : 63 millions FCFA de caution environnementale par site, 51% de participation camerounaise minimale dans le capital, 25% d’impôt synthétique minier, 5% de droit de sortie, une contribution au fonds de politique minière et une production minimale encadrée.

Selon le ministère des Mines, ces nouvelles règles constituent le cadre applicable aux activités aurifères artisanales semi-mécanisées afin d’assurer un meilleur suivi des opérations, des revenus générés et de la conformité des exploitants.

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