La croissance économique de la Centrafrique devrait s’accélérer dans les deux prochaines années. Le gouvernement mise sur le secteur minier comme principal moteur de cette relance, avec pour objectif de renforcer les recettes publiques et de réduire la pauvreté. Plusieurs réformes sont en cours pour structurer la filière et améliorer sa contribution au PIB.
Structuration et régulation du secteur minier
Bangui a intensifié le contrôle des exploitations aurifères illégales, particulièrement celles menées par des acteurs étrangers. La lutte contre l’informel vise à sécuriser les revenus de l’État et à canaliser les activités vers le secteur formel, aujourd’hui responsable de moins de 10 % du PIB malgré un sous-sol riche de plus de 780 indices miniers.
Transparence et modernisation des processus
Le gouvernement a engagé la numérisation des procédures liées aux activités extractives. L’appui de partenaires comme la Banque mondiale permet de centraliser les informations, de mieux suivre les revenus miniers et de limiter les risques de pertes fiscales.
Un nouveau code minier est en préparation pour instaurer des règles plus strictes de transparence et de conformité aux standards internationaux, notamment ceux du FMI et de l’ITIE. Cette démarche vise à renforcer la confiance des investisseurs et à encadrer de manière durable l’exploitation des ressources.
La Centrafrique ne part pas de zéro dans le secteur minier. Des programmes antérieurs avaient déjà permis la formalisation partielle des activités aurifères et la mise en place de mécanismes de suivi des revenus. Les initiatives actuelles s’inscrivent dans la continuité de ces efforts, avec l’ambition de rendre le secteur plus structurant pour l’économie nationale.