Carburant au Cameroun : l’État bloque les cargaisons de 7 importateurs pour non-paiement de fonds dus, dont Neptune et Bocom

Les autorités camerounaises ont suspendu la réception des navires affrétés par sept importateurs de produits pétroliers, dont Neptune Oil, Bocom Petroleum, Gulfcam et Nickel Oil, pour non-respect d’obligations financières. En cause, des montants non reversés liés aux trop-perçus et aux contributions destinées à la Société nationale de raffinage (Sonara), dans un marché dépendant des importations.

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Les cargaisons de carburants transportées par certains opérateurs privés ne sont plus acceptées dans les installations nationales. L’instruction a été donnée à la Société nationale de raffinage de suspendre toute réception tant que les entreprises concernées n’auront pas régularisé leur situation financière. Cette mesure intervient alors que le Cameroun importe l’essentiel de ses besoins en produits pétroliers.

Chaque navire de carburant transporte en moyenne entre 25 000 et 35 000 tonnes. Avec plusieurs importateurs concernés, ce sont des dizaines de milliers de tonnes qui peuvent être bloquées ou retardées. À l’échelle du pays, les importations annuelles sont estimées entre 2,2 et 2,5 millions de tonnes. Le blocage de plusieurs cargaisons peut donc réduire, à court terme, les quantités disponibles dans le circuit de distribution.

Les importateurs doivent reverser certains montants après leurs opérations. Il s’agit notamment des trop-perçus, c’est-à-dire des excédents générés lors des importations, ainsi que des contributions destinées à soutenir la Société nationale de raffinage. Selon les informations disponibles, certaines entreprises n’ont pas validé ces montants ou ne les ont pas entièrement reversés, ce qui a conduit à la décision des autorités.

Le Cameroun consomme en moyenne entre 6 000 et 7 000 tonnes de carburant par jour. Le pays fonctionne avec des stocks limités, souvent prévus pour couvrir quelques semaines. Si les cargaisons restent bloquées sur une longue période, les réserves peuvent diminuer rapidement, ce qui peut affecter l’approvisionnement des stations-service.

Malgré cette situation, les prix du carburant ne changent pas automatiquement. Ils sont fixés par les pouvoirs publics. Cela signifie que même en cas de baisse des volumes disponibles, les prix à la pompe restent les mêmes, sauf décision contraire des autorités.

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