Yaoundé, sera donc pendant une semaine, la capitale mondiale du cacao. La capitale du Cameroun abritera du 7 au 10 avril 2025, les travaux de la 111e session ordinaire du Conseil international du cacao et des organes subsidiaires. Mais également, la 10ème édition de Festicacao et Festicoffee, placée sous le thème : « cacao et café, l’excellence des jeunes ». L’annonce officielle de la tenue de ces deux événements majeurs pour la filière cacao mondiale, a été faite, le 4 avril 2025, lors d’un point de presse donné par le ministre camerounais du Commerce, Luc Magloire Mbarga Atangana, qui par ailleurs, assure depuis le mois de septembre 2024, la présidence du Conseil international du cacao.
Selon les précisions données par le ministre camerounais du Commerce, les travaux de la 111e session ordinaire du Conseil international du cacao et des organes subsidiaires s’articuleront autour des activités ci-après : le lundi 7 avril 2025, réunion de la Commission consultative sur l’économie cacaoyère, qui comprend le secteur privé ; le mardi 8 avril 2025 : réunion du Comité économique ; mardi 8 et jeudi10 avril 2025 : réunion du Conseil international du cacao et le mercredi 9 avril 2025 : réunion du Comité administratif et financier.
Au cours de ces différentes déclinaisons, les délégués à la 111e session ordinaire du Conseil international du cacao et des organes subsidiaires, aborderont les préoccupations relatives à la gestion du marché, avec pour objectif d’assurer une croissance équilibrée de l’offre et de la demande, et de maintenir, a minima, les prix actuels, sinon de les améliorer, autant que cela sera possible, a indiqué Luc Magloire Mbarga Atangana. Il sera également question d’interroger la fiabilité des modèles économiques développés par l’Organisation pour déterminer les prévisions du marché. Ce, d’autant plus que ces prévisions influencent la fixation du prix à la Bourse.
Les travaux de Yaoundé tourneront aussi autour des opportunités de stimulation du marché, à travers le relèvement de la consommation des pays d’Asie, notamment l’Inde. Car, comme l’a rappelé Michel Arrion, le directeur exécutif de l’ICCO, les marchés européens et américains sont saturés, il faut donc se tourner vers les nouveaux marchés. Entre autres préoccupations inscrites dans l’agenda de la 111ème session du Conseil international du cacao et des organes subsidiaires, il y a la transparence du marché, à travers notamment, la crédibilité de l’information sur les stocks existants et la demande de broyage dans les pays consommateurs.
L’on n’oublie pas la mise en œuvre du projet de création d’une bourse africaine du cacao, dont l’objectif est de permettre aux pays producteurs d’avoir une meilleure maîtrise du mécanisme de fixation internationale des prix, contrairement à la situation actuelle, où les prix sont fixés au niveau des bourses de Londres et de New-York. Il faut préciser que le Cameroun a été choisi pour l’implémentation de cette bourse africaine du cacao.
Non moins importante, la problématique de l’accès au marché sera également abordée, avec les barrières environnementales et sanitaires, « abusivement » érigées, de l’avis de Luc Magloire Mbarga Atangana. Qui n’oublie pas l’état d’avancement du projet relatif au paiement des services environnementaux rendus par les producteurs de cacao, dont le point sera fait.
Cacao-café : l’excellence fêtée avec les jeunes
Yaoundé va donc allier réflexions et festivités. A côté de la 111ème session du Conseil international du cacao et des organes subsidiaires, la capitale du Cameroun va également abriter la 10ème session de Festicacao et Festicoffee, placée sous le thème : « cacao et café, l’excellence avec les jeunes ». Organisé par le Conseil interprofessionnel du Cacao et du Café (CICC), ce festival mettra en avant les réalisations du Cameroun dans la filière cacao-café, notamment : la production du cacao d’excellence, une qualité rare et prisée ; les avancées en matière de traçabilité et de qualité et les initiatives locales pour promouvoir une filière durable et inclusive.
Ce sera donc une synergie entre les efforts mondiaux et nationaux. Les assises de l’ICCO et le Cacao and Coffee festival organisés simultanément, offrent, de l’avis des organisateurs, une plateforme unique pour discuter des défis actuels de la filière cacao, notamment la volatilité des prix, la durabilité environnementale et l’amélioration des conditions sociales des producteurs.