Investir en Côte d’Ivoire : à la conquête des investisseurs Japonais à Osaka

Le ministre ivoirien en charge du Commerce et la Directrice adjointe du Centre de promotion des investissements de Côte d’Ivoire (Cepici) ont présenté les atouts du pays des Éléphants aux investisseurs japonais lors du forum « Investir en Côte d’Ivoire » ce 12 juin 2025 à Osaka.

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Abidjan poursuit son opération séduction auprès des investisseurs étrangers. Ce 12 juin 2025, le forum « Investir en Côte d’Ivoire » tenu au Knowledge Capital Congress Convention Center à Osaka, au Japon a réuni des acteurs clés des secteurs public et privé des deux pays sous le thème « Côte d’Ivoire, terre d’opportunités : hub pour les investissements en Afrique, pont entre le Japon et le marché africain ». Objectif de la rencontre, renforcer les liens économiques et attirer des investissements majeurs autour du Plan national de développement (PND) 2021-2025, estimé à 100 milliards de dollars US, dont 75 % proviendront du secteur privé, selon Cepici.

Argument de poids lors de cette campagne de promotion des atouts de la Côte d’Ivoire, les bonnes performances économiques du pays. Lesquelles performances ont été mises en avant par Souleymane Diarrassouba, ministre du Commerce et de l’Industrie, soulignant son ambition, sa sécurité et sa stabilité, ainsi que ses réformes solides pour une parfaite collaboration fructueuse avec les partenaires.

Une locomotive de la sous-région

Avec une contribution de près de 40 % du Produit intérieur brut (PIB) de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa), la Côte d’Ivoire s’affirme comme le moteur économique de la zone. Cette performance est soutenue par la diversification de son économie. Depuis quelques années, le gouvernement a donné un nouveau cap à une économie trop dépendante de l’agriculture en investissant dans les projets miniers. L’objectif étant de faire de ce secteur un pilier de la croissance économique du pays. Selon les informations publiées par le Portail d’information et de promotion de l’économie de Côte d’Ivoire, plus de deux tiers du territoire ivoirien est couvert par des formations géologiques.

La Côte d’Ivoire possède environ 35% des ceintures de roches vertes de l’Afrique de l’Ouest réputées riches en minerais divers : or, fer, manganèse, diamant, bauxite, etc. Le pays possède d’importantes réserves estimées d’or, de diamant, de manganèse, de nickel, de bauxite, de fer, de colombo tantalite, de phosphate, de lithium, de cuivre, de cobalt, de chrome, etc. En 2018, l’industrie minière ivoirienne hors pétrole et gaz contribuait au PIB du pays à hauteur de 3%. Pour 2025, le gouvernement ambitionne de porter cette contribution à 6%. Une ambition soutenue par une série de mesures mises en place depuis mars 2014 avec l’adoption du code minier. Ce dernier a permis d’accélérer la recherche et l’exploitation minières.

Des incitations

Depuis lors, bon nombre d’initiatives ont été mises en œuvre pour rendre plus compétitif le secteur minier ivoirien. Parmi elles, la création d’un Système de cadastre minier (SCM) moderne et transparent en 2017, permettant d’améliorer l’ensemble du processus d’octroi et de suivi des autorisations et titres miniers. Le gouvernement ivoirien a également initié le programme national de rationalisation de l’orpaillage. Lequel programme a permis, de 2014 à 2023, d’installer 100 comités techniques locaux, chargés du suivi de la mise en œuvre du projet au plan local ; le recensement de 1083 sites d’orpaillage illicite entre 2014 et 2017 ; la répression de 1255 sites illégaux et le déferrement de 598 personnes devant les tribunaux en 2023 et l’octroi d’autorisations d’exploitation artisanale et semi-industrielle de l’or dont 228 en cours de validité au 31 décembre 2023. Autre mesure importante, la mise en service de la Brigade de répression des infractions au code minier (Bricm) fin décembre 2018.

Cette bonne dynamique du secteur s’observe également par l’accroissement des recettes fiscales. Elles sont passées de 59,845 millions USD (33,96 milliards de Fcfa) en 2016 à 579,522 millions USD (328,855 milliards de Fcfa) en 2023. De même, le nombre d’emplois directs induits par le secteur minier a presque triplé, passant de 8 291 en 2016 à 16 766 en 2023.

Un code des investissements favorable

En janvier 2025, le Code des investissements de Côte d’Ivoire a été réformé. Les nouvelles dispositions ont été présentées par le Cepici. Elles visent à renforcer la compétitivité du secteur privé et à attirer davantage d’investissements dans le pays. Ces nouvelles réformes portent particulièrement sur la réduction du taux d’exonération de droits de douanes de 100% à 50% pour les sociétés en deuxième catégories, l’accroissement du seuil d’investissement pour les centres commerciaux de 17,622 millions USD (10 milliards de Fcfa) à 52,867 millions USD (30 milliards de Fcfa) en zone A, l’introduction d’une possibilité de recours, l’introduction d’obligations spécifiques en matière d’emplois et des précisions sur les types de sanctions applicables en cas d’infractions. Ces atouts et opportunités qu’offrent la Côte d’Ivoire ont été appuyés par Carole Versteeg, Directrice générale adjointe du Cepici au rendez-vous d’Osaka.

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