Le projet concerne un champ gazier transfrontalier estimé à environ 2 500 milliards de pieds cubes de gaz naturel (soit près de 70,5 milliards de mètres cubes), partagé entre les deux pays. La répartition technique établie attribue 84 % des réserves au Cameroun et 16 % à la Guinée équatoriale. Chevron a été désignée comme opérateur technique de l’exploitation commune.
La cérémonie a été suivie par de hauts responsables des secteurs minier et énergétique des deux pays, y compris le ministre camerounais des Mines, de l’Industrie et du Développement technologique, Fuh Calistus Gentry, et Nathalie Moudiki, Conseillère n°2 de la Direction générale de la Société nationale des hydrocarbures (SNH). L’Ambassadeur des États‑Unis en Guinée équatoriale, ainsi que des cadres supérieurs de Chevron, de la SNH et de GEPETROL, étaient également présents, marquant l’importance régionale et internationale de l’accord.
Les représentants des départements des hydrocarbures ont signé l’accord d’unitisation du champ, suivi du paraphe par les représentants de Chevron, GEPETROL et la SNH. Le cadre juridique de cet accord est déjà ratifié par les parlements des deux États et a été déposé auprès du Secrétariat des Nations Unies, ce qui lui confère un statut juridique contraignant et irréversible.
Le projet Yoyo‑Yolanda est un partenariat stratégique centré sur l’exploitation efficace de ressources transfrontalières dans un secteur énergétique en mutation. En réunissant les blocs séparés de Yoyo (Cameroun) et de Yolanda (Guinée équatoriale) sous une seule unité de développement, les deux États cherchent à créer de la valeur partagée et à renforcer leurs positions énergétiques régionales.
L’accord signé à Malabo intervient peu après la dernière visite du Vice‑président équatoguinéen à Yaoundé, au cours de laquelle des discussions approfondies ont été menées avec le Président camerounais, S. E. Paul Biya. Il s’agit de la première exploitation conjointe officielle de ressources transfrontalières entre les deux pays.
Le même jour, le Vice‑Président a reçu le Ministre camerounais des Mines, de l’Industrie et du Développement technologique, Fuh Calistus Gentry, pour valider les modalités techniques et économiques de la mise en œuvre de l’accord, et pour explorer des pistes supplémentaires de coopération Sud‑Sud entre Yaoundé et Malabo.
De même, S. E. Nguema Obiang Mangue a rencontré la deuxième conseillère de la SNH, Nathalie Moudiki, pour approfondir les aspects techniques et opérationnels du projet, ainsi que les bénéfices économiques que cette coopération apportera aux deux nations.
La signature de cet accord s’inscrit dans un contexte de renforcement de la coopération bilatérale dans le secteur pétrolier. Après des années de négociations, ce succès consolide une dynamique de coopération Sud‑Sud efficace entre les deux États, en mettant en lumière leur capacité à gérer conjointement des ressources naturelles partagées et à tirer des bénéfices économiques directs de leur partenariat.
