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Bénin : 178 milliards FCFA pour accélérer le pari énergétique et renforcer le capital humain

Le Bénin mobilise 320 millions de dollars, soit environ 178 milliards FCFA, auprès du Groupe de la Banque mondiale pour financer deux projets structurants : le barrage hydro-multifonction de Dogo-Bis dans la vallée de l’Ouémé et le programme ALAFIA I dédié à la nutrition, à la santé et au développement de la petite enfance. Ces financements s’inscrivent dans la stratégie nationale visant à renforcer les capacités productives du pays et améliorer les indicateurs sociaux.

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Le Bénin poursuit le déploiement de sa stratégie de développement à travers des investissements combinant infrastructures économiques et renforcement du capital humain. Le gouvernement béninois a conclu avec le Groupe de la Banque mondiale deux accords de financement pour un montant cumulé de 320 millions de dollars (environ 178 milliards FCFA).

Une enveloppe de 150 millions de dollars (près de 84 milliards FCFA) est consacrée au projet de barrage hydro-multifonction de Dogo-Bis, situé dans la vallée de l’Ouémé. La seconde, évaluée à 170 millions de dollars (environ 95 milliards FCFA), finance le programme ALAFIA I, orienté vers la santé, la nutrition et le développement de la petite enfance.

Ces deux opérations interviennent dans un contexte où le Bénin cherche à accroître ses capacités énergétiques, agricoles et sociales afin de soutenir son développement économique.

Dogo-Bis : un investissement de 84 milliards FCFA dans les infrastructures hydrauliques et agricoles

Le projet de barrage hydro-multifonction de Dogo-Bis constitue l’un des investissements majeurs dans la vallée de l’Ouémé. Avec un financement de 150 millions de dollars, soit environ 84 milliards FCFA, cette infrastructure doit contribuer à améliorer la gestion des ressources en eau et soutenir plusieurs usages économiques.

Le projet prévoit notamment une utilisation intégrée de la ressource hydraulique à travers la production énergétique, l’appui aux activités agricoles et l’amélioration de la disponibilité en eau.

La vallée de l’Ouémé représente une zone stratégique pour l’agriculture béninoise. Le développement d’infrastructures hydrauliques dans cette région vise à renforcer les capacités de production agricole, notamment grâce à une meilleure maîtrise de l’eau.

Selon les orientations du gouvernement béninois, ce type d’investissement participe au développement des chaînes de valeur agricoles, avec un potentiel d’impact sur la transformation agro-industrielle.

Énergie : le Bénin poursuit le renforcement de ses capacités de production

Le financement de Dogo-Bis intervient dans le cadre des efforts engagés par le Bénin pour consolider son secteur énergétique.

Le pays a engagé plusieurs programmes visant à améliorer l’accès à l’électricité et à réduire les contraintes liées à l’approvisionnement énergétique. Ces dernières années, le Bénin a notamment développé ses capacités nationales avec la mise en service de nouvelles infrastructures énergétiques.

La centrale thermique de Maria-Gléta 2, d’une capacité installée de 127 MW, constitue l’un des principaux projets réalisés dans ce secteur. Le gouvernement a également renforcé les investissements dans les réseaux électriques et les énergies renouvelables.

À travers Dogo-Bis, l’objectif est d’ajouter une nouvelle infrastructure multifonctionnelle permettant de soutenir à la fois les besoins énergétiques et les activités économiques liées à l’eau.

ALAFIA I : 95 milliards FCFA consacrés à la santé et au développement de l’enfant

Le second accord signé avec la Banque mondiale porte sur un financement de 170 millions de dollars, soit environ 95 milliards FCFA, destiné au programme ALAFIA I.

Ce programme cible principalement l’amélioration de la nutrition, le renforcement des services de santé et le développement de la petite enfance.

Les investissements dans ce domaine visent notamment à améliorer la prise en charge des enfants, renforcer les services sanitaires de proximité et soutenir les actions de prévention contre la malnutrition.

Selon les données de la Banque mondiale, les investissements dans le capital humain constituent un facteur déterminant pour la productivité future des économies, en agissant sur la santé, l’éducation et les compétences.

178 milliards FCFA de financements extérieurs pour soutenir les priorités nationales

Avec ces deux accords, le Bénin mobilise des ressources importantes auprès d’un partenaire financier international pour financer des secteurs considérés comme prioritaires dans son agenda de développement.

La Banque mondiale figure parmi les principaux partenaires financiers du pays. Ses interventions couvrent plusieurs domaines, notamment les infrastructures, l’agriculture, l’énergie, la santé et la protection sociale.

Ces nouveaux financements portent sur deux axes complémentaires : renforcer les capacités économiques à travers les infrastructures et améliorer les conditions de développement humain à travers les services sociaux.

Le financement de 320 millions de dollars (178 milliards FCFA) obtenu auprès du Groupe de la Banque mondiale traduit l’importance accordée par le Bénin aux investissements structurants.

Le barrage hydro-multifonction de Dogo-Bis et le programme ALAFIA I représentent deux volets d’une même politique publique : développer les capacités productives tout en renforçant les bases sociales nécessaires à la croissance économique. 

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