Le prix du cacao au producteur continue donc de tutoyer les cimes au Cameroun. La preuve, lors du premier marché témoin de vente groupée de cacao de cette année, 202 tonnes de cacao de grade I vendues à 5000 FCFA, le kilogramme à Biakoa dans l’arrondissement de Mbangassina, région du Centre. Cette vente groupée supervisée par le ministre du Commerce, Luc Magloire Mbarga Atangana, en présence de Michael Ndoping directeur général de l’Office national du cacao et du café (ONCC), Samuel Donatien Nengue, l’Administrateur du Fonds de développement des filières Cacao et Café (FODECC), Omer Gatien Malledy Secrétaire exécutif du Conseil Interprofessionnel du cacao et du café (CICC), a permis à trois opérateurs économiques d’investir un peu plus de 1,5 million de dollar US (1,1 milliard de FCFA), pour s’adjuger les précieuses fèves.
Le résultat des mesures prospectives prises par le Cameroun
« Ce prix de 5 000 FCFA est tout, sauf le fruit du hasard », a déclaré le Ministre du Commerce rappelant les mesures prospectives et déterminantes prescrites par le Chef de l’État à l’issue de la campagne cacaoyère 2016/2017 qui produisent aujourd’hui leur plein effet, à savoir : l’instauration d’une prime incitative de qualité, la réduction de moitié du montant de la redevance à l’exportation et la densification des Centres d’excellence de traitement post-récolte.
« Les résultats parlent aujourd’hui d’eux-mêmes », s’est vanté Luc Magloire Mbarga Atangana. Avant de souligner que les marchés de ventes groupées constituent un exercice de transparence économique, favorisant une collaboration harmonieuse entre producteurs et exportateurs. Le ministre du Commerce a exhorté ces derniers à entretenir des relations de partenariat et non d’adversité les uns envers les autres, car a-t-il relevé, « producteurs et exportateurs constituent les maillons d’une même chaîne ».
Faire bon usage du produit de la vente
Le Mincommerce a enfin invité les producteurs à faire un usage judicieux de ces importantes ressources.
Les producteurs ont fait l’effort de la qualité. Les exportateurs ont fait l’effort de la transparence pour le partage de la valeur ajoutée. Il reste aussi que les producteurs en fassent le meilleur usage qui soit. Il faut que cet argent serve au bien-être des familles. Cet argent ne doit pas faire l’objet des dépenses inutiles. Donc aux producteurs de se comporter en agents économiques, en chefs d’entreprises, que le producteur se comporte désormais comme le bon père de famille qui pense toujours aux jours à avenir. Si nous continuons dans la voie qui est la nôtre, l’avenir du cacao camerounais se dessine plutôt en rose. 2025 va se poursuivre comme elle a commencé,
a-t-il conclu. En rappel, la coopérative Mbangassud de Biakoa, qui a mis en marché, les 202 tonnes de cacao, est le fruit des efforts de rassemblement de six coopératives. D’après son PCA,
Les producteurs ont bénéficié des formations du MINADER, et de la GIZ. Ils reçoivent des bacs ; des séchoirs solaires ; des tamis pour éliminer les débris. L’arrondissement de Mbangassina a une grande quantité et un cacao de qualité. Merci au Mincommerce. Si l’Etat peut nous aider dans l’acquisition des machines, tout producteur pourra manger non seulement de la poudre mais, la pâte à tartiner,
a-t-il indiqué.