Tout part de la vision du président de la République de Côte d’Ivoire, Alassane Ouattara, d’intensifier la recherche pétrolière et doter le pays de mécanismes d’appel attractifs, dont le code pétrolier revisité en 2012, pour davantage motiver les opérateurs nationaux et internationaux à s’investir dans le secteur de l’or noir ivoirien.
L’appel du président de la Côte d’Ivoire a été bien reçu par les investisseurs, au rang desquels le groupe pétrolier italien ENI et bien d’autres, ” témoins de la bonne gouvernance pétrolière ivoirienne “, commente Serge Dioman Parfait, expert en industries pétrolières et énergies, dans une interview publiée le 12 mars 2024, sur connectionivoirienne.net.
Les investisseurs répondent à l’appel du président de la Côte d’Ivoire par des heureuses découvertes, car rassurés sont-ils « par les Contrats de Partage de Production (CPP) sécurisés que proposent le ministère des Mines, du Pétrole et de l’Energie conduit par Monsieur Mamadou Sangafowa-Coulibaly. Pour eux en fait, contribuer ainsi à l’essor énergétique de la Côte d‘Ivoire va bien au-delà des aspects de gains financiers pour contribuer efficacement au développement socio-économique du pays », ajoute Serge Dioman Parfait.
Multiplier par 20 ses réserves d’or noir
Le groupe pétrolier italien ENI est l’origine de la découverte du gisement de rang majeur BALEINE en août 2021, situé en eaux profondes au sud-est de la Côte d’Ivoire et poursuit sa montée en puissance, en consortium avec son partenaire local Petroci Holding. Logé dans le bloc CI-802 du bassin sédimentaire offshore de la Côte d’Ivoire, le nouveau gisement Baleine devrait mobiliser des ressources estimées à 2,5 milliards de barils de pétrole brut et 3 300 milliards de pieds cubes de gaz naturel. Il permettra à la Cote d’Ivoire de multiplier par 20 ses réserves d’or noir.
La production de ce gisement offshore qui a démarré avec 15 000 barils par jour (bp/j) et 25 millions de pieds cubes de gaz naturel par jour (Mpc/j) va atteindre sa phase maximale de production de pétrole en 2026. Alors que les prévisions initiales tablaient sur une production optimale entre 75 000 et 100 000 bp/j et environ 140 Mpc/j à l’horizon de 2026, le consortium Eni-Petroci a revu ses chiffres à la hausse, et table désormais sur une production de 150 000 bp/j de pétrole et 200 Mpc/j de gaz naturel associé, d’ici 2026.
La compagnie italienne ENI
La découverte d’un gisement de gaz sur le bloc CI-205 baptisée « Calao 1X » du nom de l’oiseau symbole de protection qui inspire la prospérité et le bonheur chez les peuples Senoufos du nord du pays a été présentée, par le PDG de la compagnie italienne ENI, comme une bonne nouvelle au président ivoirien Alassane Ouattara, le 7 mars 2024. Claudio Descalzi a révélé que la nouvelle découverte nécessite un engagement financier se situant entre cinq et six milliards de dollars US, comparativement au gisement « Baleine » dont l’investissement s’élevait à environ neuf milliards de dollars US.
Ce gisement de gaz offre un potentiel considérable pour le développement économique et énergétique du pays. Cette découverte représente une donnée importante pour l’industrie énergétique ivoirienne. Elle pourrait avoir des répercussions significatives à l’échelle régionale. Située à environ 45 kilomètres au large des côtes, et à 120 km à l’ouest du gisement Baleine, « Calao 1X » est la deuxième plus importante découverte en Côte d’Ivoire. Une découverte qui fait suite au forage du puits Murène-IX d’une profondeur de 2800 mètres à partir du fond marin. Le puits comprend du pétrole léger, du gaz naturel et des condensats. Bien loin d’être un fait du hasard,
cette série de nouvelles découvertes pétro-gazières en Côte d’Ivoire n’est point du tout à l’improviste. Elle résulte en fait de l’application de paradigmes technologiques nouveaux en matière de forages et explorations en mers très profondes,
explique Serge Dioman Parfait, expert en industries pétrolières et énergies.
Là où l’on était limité par la rudesse des courants des grands fonds marins par exemple, ajoute l’expert, des méthodes de contrôle avancé plus robustes et précises donnent aujourd’hui d’y mener des épreuves sismiques efficientes grâce à des algorithmes numériques intégrant l’intelligence artificielle pour bâtir de très bonnes modélisations des profondeurs géologiques et obtenir des clés permettant d’orienter la recherche vers des zones à haute potentialité de découverte probante d’or noir.
Les progrès de la science et des mathématiques supérieures appliquées, apprend-on, permettent d’aller de plus en plus loin en mer et plus profondément sous terre pour y extraire des hydrocarbures grâce à des méthodes prédictives en amélioration continue. L’implémentation de ces technologies nouvelles est aussi mise à l’actif de la vision du président de la République de Côte d’Ivoire. Le pays, traditionnellement de culture agricole, peut miser sur un bassin sédimentaire pétrolifère fertile et durablement prometteur, un bassin sédimentaire mixte où l’on trouve du gaz et du pétrole. Classée dans le top 10 des pays producteurs d’or noir en Afrique, la Côte d’Ivoire est appelée à changer de statut,
un grand changement de son rôle dans la chaîne économique sous-régionale voire mondiale. Elle est davantage attractive car les investisseurs pétroliers y trouvent la sécurité propice à l’exercice du métier,
souligne Serge Dioman Parfait. Ainsi se conjuguent vision et prouesses technologiques pour le grand bien des Ivoiriens.