Nouvellement nommé ministre de l’Économie, des Finances, de la Dette et des Participations, chargé de la lutte contre la vie chère, l’ancien président de la Fédération des Entreprises Gabonaises (FEG) Henri-Claude Oyima a finalement cédé son fauteuil, le 19 mai 2025, après trois années passées à la tête du patronat. Son remplaçant n’est nul autre que Alain-Claude Kouakoua, qui avant sa nomination, occupait le poste de Vice-président en charge des infrastructures de la plus puissante organisation patronale du Gabon.
Homme d’affaires influent, patron du groupe ACK (dont Mika Services), Alain-Claude Kouakoua est bien connu des cercles économiques gabonais. Son ascension à la tête de la FEG traduit une certaine logique institutionnelle, fondée sur la stabilité et la continuité du leadership.
Ascension
Né en 1960, Alain Claude Kouakoua est originaire de Lambaréné et débute sa carrière d’homme d’affaires à travers la création de Mika Transports, entreprise spécialisée dans le transport et la commercialisation des produits pétroliers et du gaz. Quelques années plus tard, il est à la tête d’une nouvelle société, Mika Services, qui regroupe en son sein, outre les hydrocarbures, les activités de BTP. En 2009, son entreprise bénéficie de nombreux marchés publics de construction à Lambaréné, lors des fêtes tournantes de l’indépendance du 17 août 2009. Trois ans plus tard, il décide au vu de la multitude d’entreprises qu’il a créées (MIKA Services, Soleo, Trans’form, ELESA, GME, SMITH Services, Laruche assurance, MBA) de les réunir sous une holding, baptisée ACK.
Dans un contexte marqué par la réforme de la commande publique, les défis liés à la compétitivité des PME et l’exigence croissante de rigueur budgétaire, le nouveau président du patronat gabonais devra faire preuve d’écoute et de fermeté. Il lui reviendra notamment de préserver l’unité du secteur privé, tout en s’affirmant comme un interlocuteur crédible auprès du gouvernement de la Ve République. À la croisée des intérêts économiques, Alain-Claude Kouakoua ouvre une nouvelle page du patronat gabonais, entre attentes sociales, équilibre institutionnel et ambition de développement partagé.
