La Banque Islamique de Développement (BID) va donc appuyer le Cameroun pour reconstruire la route Douala-Bafoussam, longue de 217,8 km. Un projet intitulé CMR 1037 qui va nécessiter une enveloppe de 229,93 millions d’euros (179,469 milliards de FCFA), pour sa réalisation. L’approbation par le Conseil des Administrateurs de la BID, informe-t-on, va permettre au Cameroun de bénéficier d’une participation de 212,35 millions d’euros à titre de prêt et de mobiliser dans son budget d’investissement public à partir de l’exercice 2026, une enveloppe d’environ 30,3 millions de dollars US (17,58 milliards de FCFA). Cette avancée, indique le ministère des Travaux publics, participe du processus de maturation du projet, et va permettre dans les prochains jours au Maître d’ouvrage, de solliciter les accords nécessaires pour des acquisitions anticipées.
De manière précise, pour voir les travaux de reconstruction de cet important axe démarrer, quelques contraintes doivent encore être levées, précise-t-on, au Mintp, notamment la poursuite de la maturation avec l’obtention de tous les visas, la signature du décret d’habilitation et les actions d’acquisitions anticipées, entre autres. Mais, dans l’attente du démarrage de ces travaux de reconstruction, le Mintp a engagé des travaux de relèvement du niveau de service de cet axe, à travers des travaux d’entretien confortatif. Les travaux de reconstruction, informe-t-on, devraient être exécutés en cinq lots, à savoir : Bekoko-Loum (50,8 km), Loum-Nkongsamba (49,3 km), Nkongsamba- Pont du Nkam (46,5 km), Pont du Nkam – Bafang (27,9 km) et Bafang – Bandja – Bandjoun (43,3 km). Le financement de ce projet prend également en compte celui destiné au bitumage de la route Bafang-Nkondjock, et l’aménagement de plusieurs routes communales.
Actuellement, la route nationale N°5 Douala-Bafoussam est dans un état de dégradation avancée, causant de nombreux accidents de circulation. La chaussée, parsemée de nids de poule, complique le trafic sur cet axe. En rappel, le 8 août 2024, Célestin Tawamba, président du Groupement des entreprises du Cameroun (Gecam), avait adressé une correspondance au ministre des Travaux publics pour dénoncer le mauvais état de cet axe routier, qui pénalise les activités des entreprises. « Les entreprises, en particulier celles qui dépendent des transports pour la distribution de leurs produits, subissent à la fois des retards significatifs dans leurs transactions, et une augmentation des coûts opérationnels dus, entre autres, à l’usure prématurée de leurs véhicules, et une consommation accrue de carburant et de pièces de rechange. Les coûts supplémentaires induits par ces contraintes sont répercutés sur les prix des produits et des services, ce qui contribue à l’alimentation des tensions inflationnistes…», déplorait-il.
