Mobiliser le capital privé pour une croissance durable. Le Pacte s’inscrit dans une stratégie de transformation économique à long terme, en mobilisant des instruments de financement innovants et une assistance technique adaptée aux priorités nationales. Son ambition est double : renforcer la résilience économique des pays membres et favoriser une intégration régionale inclusive. La CPLP, un espace économique en pleine mutation. Avec plus de 300 millions d’habitants répartis sur quatre continents et un PIB combiné estimé à 2,3 billions de dollars en 2024, la CPLP représente un marché aux potentialités considérables. Mais au-delà des chiffres, le Pacte mise sur la capacité des pays membres à bâtir une croissance endogène, portée par l’entrepreneuriat local, les partenariats stratégiques et l’innovation.
Sécurité alimentaire, innovation technologique et durabilité au cœur des priorités
À travers sa participation au forum économique du sommet, l’équipe du Pacte a animé plusieurs échanges autour de trois thématiques majeures : la sécurité alimentaire, la transition technologique et la durabilité environnementale. Ces axes, en lien avec les défis contemporains, structurent les priorités du Pacte et orientent ses interventions dans les États membres.
Ce sommet a offert une plateforme unique pour faire progresser les objectifs du Pacte lusophone dans des domaines clés comme la sécurité alimentaire, l’innovation technologique et la durabilité
Neima Ferreira, coordonnatrice du Pacte à la BAD. Le projet Cabeólica : vitrine d’un modèle réussi
Parmi les projets emblématiques soutenus, le parc éolien de Cabeólica au Cap-Vert a illustré le potentiel du Pacte. Ce projet, cofinancé par la BAD et la Banque européenne d’investissement (BEI), fournit aujourd’hui plus de 20 % de l’électricité nationale. Il a permis de réduire sensiblement les émissions de CO₂ et de créer plus de 150 emplois directs. Cabeólica est devenu une référence régionale en matière de transition énergétique et de partenariat public-privé.
La Guinée-Bissau montre l’exemple
En tant que pays hôte du sommet et présidente en exercice de la CPLP, la Guinée-Bissau a affiché son engagement en faveur d’une stratégie de développement alignée sur les principes du Pacte. Son gouvernement a exprimé sa volonté de renforcer les synergies entre ses priorités nationales et les mécanismes de soutien du Pacte, notamment dans les secteurs de l’agriculture, de l’énergie et des infrastructures.
Des outils concrets pour financer les ambitions. En marge du sommet, les représentants du Pacte ont présenté l’ensemble des outils disponibles pour accompagner les projets privés et publics. Parmi eux : des prêts concessionnels, des garanties, des fonds de cofinancement, mais aussi une assistance technique ciblée pour le montage et la structuration des projets. Les critères d’éligibilité ont également été détaillés, avec un accent mis sur l’impact socioéconomique, la viabilité et la gouvernance des projets.
Une vision partagée pour un avenir commun
Alors que les pays africains membres de la CPLP cherchent à diversifier leurs sources de croissance et à renforcer leur autonomie économique, le Pacte lusophone apparaît comme une plateforme structurante. Il offre non seulement un accès au financement mais aussi un accompagnement stratégique dans la définition et la mise en œuvre des projets de développement.
À l’heure des transitions mondiales, de l’instabilité climatique et des pressions géopolitiques, le Pacte apporte une réponse concrète fondée sur la coopération, la durabilité et l’innovation. Il renforce les capacités locales, attire les capitaux privés, et encourage la mutualisation des expériences au sein de la CPLP.
Avec les bons outils, les bons partenariats et la bonne vision, les pays lusophones peuvent ouvrir une nouvelle ère de développement axé sur les investissements
, a conclu Neima Ferreira.
