La France reste un partenaire stratégique pour le Gabon. Plus de 90 entreprises françaises sont implantées dans le pays, générant environ 14 000 emplois et un chiffre d’affaires de 3 milliards d’euros. Les investissements directs français au Gabon ont atteint 82 milliards de FCFA en 2022. Toutefois, ces flux ont chuté de 689 millions d’euros en 2022 à 159 millions en 2023, soulignant la nécessité de revitaliser les échanges économiques.
Le commerce bilatéral est également significatif : en 2023, les exportations françaises vers le Gabon ont atteint 588 millions d’euros (soit environ 676,8 millions de dollars US), tandis que le Gabon exporte principalement des hydrocarbures et du bois vers la France.
Objectifs du forum
- Le forum, qui réuni dirigeants d’entreprises, investisseurs et représentants des institutions publiques, vise à :
- Stimuler les partenariats industriels et favoriser la transformation locale des ressources naturelles ;
- Renforcer la coopération énergétique, notamment dans le pétrole, les mines et les énergies renouvelables ;
- Développer la logistique et les infrastructures, en lien avec les besoins croissants du commerce et du transport ;
- Promouvoir le numérique et l’innovation, pour soutenir la modernisation économique du Gabon.
Un levier pour l’avenir
Ce rendez-vous stratégique marque une étape importante pour relancer la coopération économique Gabon-France et diversifier les échanges commerciaux. Les organisateurs espèrent que cet événement permettra de créer des opportunités concrètes pour les entreprises françaises et gabonaises, tout en soutenant les ambitions du Gabon pour un développement économique durable et intégré.
Une coopération orientée résultats
Lors de leur conférence de presse conjointe tenue le 23 novembre 2025, les présidents gabonais et français avaient déjà souligné l’importance d’investir dans les secteurs stratégiques, notamment les mines, le transport ferroviaire, les infrastructures et l’eau. Emmanuel Macron a présenté plusieurs projets visant à moderniser l’économie gabonaise. En outre, la signature d’un accord avec l’Agence française de développement (AFD), soutenu par l’Union européenne, permettra de financer le rail et les infrastructures lourdes essentielles aux corridors logistiques.
Mines, eau…
Le secteur minier reste un pilier de cette coopération, avec la mise en place d’un suivi bimensuel des projets industriels pour accompagner la transformation locale et soutenir les investissements dans l’énergie et le transport. Le président français a insisté sur la valorisation locale des ressources naturelles, en particulier le manganèse, afin de créer des emplois et de renforcer la valeur ajoutée sur place.
Dans le secteur de l’eau, la France soutiendra le renforcement des réseaux de distribution et de traitement, une priorité pour Libreville. Le partenariat prévoit également la création de filières de gestion des déchets, centrées sur le recyclage, la valorisation énergétique et la réduction des coûts. Ces initiatives visent à stimuler la croissance, générer des emplois et attirer des investisseurs privés.
