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Gabon : 4 201 milliards FCFA de dette extérieure et 437 milliards d’arriérés sous pression

En 2024 et 2025, au Gabon, les finances publiques font face à des déséquilibres budgétaires marqués, dans un contexte de hausse des besoins de financement et de conditions d’accès plus restrictives aux marchés internationaux. Cette situation s’explique par un déficit budgétaire élevé, une accumulation d’arriérés de paiement et une dépendance accrue aux financements extérieurs pour couvrir les dépenses de l’État.

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Brice Clotaire Oligui Nguema, président du Gabon

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Les données économiques disponibles sur le Gabon indiquent une pression persistante sur les finances publiques. Le pays enregistre un déficit budgétaire estimé entre -4 % et -6 % du PIB selon les périodes, ainsi qu’un niveau d’endettement public situé autour de 70 % à 80 % du PIB. Ces indicateurs reflètent un déséquilibre entre les recettes et les dépenses de l’État dans un contexte de ressources budgétaires limitées.

Déficit budgétaire et structure des recettes

Le budget de l’État gabonais reste fortement influencé par les recettes issues du pétrole. Le secteur des hydrocarbures représente une part importante des exportations et des revenus publics. Cette dépendance expose le budget aux variations des cours du pétrole, ce qui impacte directement le niveau du déficit, estimé entre -4 % et -6 % du PIB selon les exercices budgétaires récents.

Niveau d’endettement et charges financières

La dette publique du Gabon est estimée entre 70 % et 80 % du PIB. Ce niveau d’endettement entraîne une charge importante liée au service de la dette, qui mobilise une part significative des recettes de l’État. Les conditions de financement sur les marchés internationaux se sont durcies, avec des coûts d’emprunt plus élevés pour plusieurs pays de la zone CEMAC.

Arriérés de paiement de l’État

Les finances publiques gabonaises restent marquées par une progression des arriérés de paiement. Selon les données officielles de la Direction générale de la dette (DGD), les arriérés de l’État s’établissaient à 437,474 milliards FCFA à fin novembre 2025, contre 271,264 milliards FCFA à fin décembre 2024, soit une hausse de 166,210 milliards FCFA en onze mois. Ces arriérés comprennent 206,1 milliards FCFA d’échéances courantes impayées et 231,3 milliards FCFA d’échéances anciennes. Ils concernent notamment des engagements envers des créanciers, fournisseurs et autres partenaires de l’État.

Financement extérieur et cadre institutionnel

Le financement des besoins budgétaires du Gabon repose en partie sur les emprunts extérieurs. Selon les données de la Direction générale de la dette (DGD), l’encours de la dette extérieure du pays atteignait 4 201,522 milliards FCFA à fin novembre 2025. Cette dette comprend 769,655 milliards FCFA de dettes bilatérales, 399,853 milliards FCFA de dettes commerciales, 1 634,397 milliards FCFA de dettes multilatérales et 1 397,617 milliards FCFA de dettes envers le marché financier international. Les financements extérieurs constituent ainsi une composante importante de la couverture des besoins budgétaires et du refinancement de la dette publique.

Contexte régional CEMAC

Le Gabon évolue dans un environnement régional marqué par des contraintes de financement au sein de la CEMAC. Plusieurs États de la sous-région présentent des situations similaires, avec des pressions sur la trésorerie publique et une dépendance aux matières premières.

Les finances publiques du Gabon restent marquées par un déficit budgétaire, une progression des arriérés de paiement et un niveau d’endettement élevé. Selon les données de la Direction générale de la dette, les arriérés de l’État ont atteint 437,474 milliards FCFA à fin novembre 2025, tandis que l’encours de la dette extérieure s’élevait à 4 201,522 milliards FCFA.

Pour 2026, les autorités gabonaises ont adopté une loi de finances fixant le budget de l’État à 6 358,2 milliards FCFA, contre un projet initial de 7 233,3 milliards FCFA, soit une réduction de 875,1 milliards FCFA. Le service de la dette prévu dans le budget 2026 représente 1 050 milliards FCFA, dans un contexte où le gouvernement prévoit une croissance économique comprise entre 2,2 % et 2,6 % selon les estimations disponibles. Les orientations budgétaires pour 2026 reposent principalement sur la maîtrise des dépenses publiques, le refinancement de la dette et la poursuite des investissements publics.

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