Bilan préliminaire 2025 des réserves de change
Les réserves de change, représentant l’argent en devises étrangères que laBEAC détient pour garantir la valeur du franc CFA et financer les importations, s’élèvent à 6 377 milliards FCFA à fin 2025, contre 6 800–6 900 milliards FCFA fin 2024, soit une diminution d’environ 400 à 500 milliards FCFA (6–7 %).
Cette baisse explique en grande partie la décision de relever les taux, afin de préserver la stabilité de la monnaie et la solidité des équilibres macroéconomiques de la zone CEMAC.
Implications pour le crédit et l’économie
Dans ce contexte, la BEAC assume un risque de renchérissement du crédit, estimant que :
Un affaiblissement prolongé des réserves aurait un coût macroéconomique plus élevé qu’un ralentissement temporaire du financement.
L’objectif principal est donc de préserver les réserves et la parité du franc CFA, même si cela peut ralentir temporairement l’accès au financement pour l’économie réelle.
Rôle des États dans la croissance
Le gouverneur Yvon Sana Bangui souligne que la politique monétaire seule ne peut pas soutenir la croissance.
Les États doivent désormais :
- accélérer la production locale,
- renforcer les politiques structurelles,
- améliorer la compétitivité et le climat des affaires.
Ces mesures sont indispensables pour assurer une croissance durable et consolider la stabilité macroéconomique.
