La moyenne mondiale s’établit à 42/100. En Afrique, la grande majorité des pays obtiennent un score inférieur à ce seuil, confirmant un écart significatif entre le continent et les standards internationaux de gouvernance perçue.
49 pays africains évalués sur 182 dans le monde
Sur les 54 États que compte le continent, 49 sont inclus dans l’indice 2025. Cela fait de l’Afrique l’une des régions les plus représentées dans le classement. Cependant, seuls 4 pays africains dépassent la barre des 50/100, seuil considéré comme indicateur d’une gouvernance relativement maîtrisée : les Seychelles (68/100), le Cap-Vert (62/100), le Botswana (58/100) et le Rwanda (58/100). Cela signifie que plus de 90 % des pays africains classés restent sous le seuil de performance institutionnelle élevée.
Plus de 70 % des pays africains sous la moyenne mondiale
Avec une moyenne mondiale fixée à 42/100, la majorité des États africains se situent en dessous ou à proximité immédiate de ce niveau. Plusieurs pays ferment le classement continental avec des scores particulièrement faibles, notamment le Soudan du Sud (9/100), la Somalie (9/100), l’Érythrée (13/100) et la Libye (13/100). Ces résultats tirent vers le bas la moyenne continentale et expliquent le positionnement global de l’Afrique dans l’indice.
Un indicateur clé pour le climat des affaires
Pour les investisseurs, l’intérêt du classement ne réside pas uniquement dans le rang occupé, mais dans la lecture comparative. Sur 182 pays évalués, seuls une dizaine dépassent 80/100, dominés par le Danemark (89/100). L’écart entre ces économies et la majorité des pays africains dépasse parfois 40 points, ce qui traduit un différentiel de perception du risque institutionnel. Un score inférieur à 50/100 est généralement associé à un risque juridique plus élevé, une moindre transparence des marchés publics, un coût du capital plus important et une attractivité réduite pour les investissements directs étrangers.
L’enjeu n’est pas de stigmatiser, mais de mesurer. En 2025, 49 pays africains sont classés, plus de 70 % sont sous la moyenne mondiale et seulement 4 dépassent 50/100. Le classement met en évidence une réalité statistique : la performance institutionnelle demeure un défi structurel pour la majorité des économies africaines. Dans un contexte de concurrence accrue pour les capitaux internationaux, ces indicateurs deviennent des éléments déterminants dans l’évaluation du risque pays et de la crédibilité économique.
