Entre le 25 février et le 3 mars 2026, le Système d’Informations sur les Marchés Agricoles (SIMA) a observé une progression de 4 % du sac de 100 kg de mil, porté à 21 013 FCFA. Le sorgho a suivi une évolution plus douce, avec une hausse de 2 %, atteignant 17 378 FCFA en moyenne nationale.
Une hausse liée à la demande saisonnière
Cette augmentation s’explique principalement par la période de Ramadan, où les ménages anticipent leurs achats pour la consommation et le stockage. Dans la capitale Niamey, le prix du mil a grimpé d’environ 10 %, variant entre 22 000 et 23 000 FCFA selon les marchés.
Cependant, l’offre reste très hétérogène selon les régions. À Iférouane, le sac peut atteindre jusqu’à 33 000 FCFA, tandis qu’à N’Guelkolo, il descend autour de 15 672 FCFA, en raison des différences logistiques et de disponibilité.
Des prix toujours inférieurs à ceux de l’an dernier
Malgré cette hausse hebdomadaire, la comparaison annuelle révèle un contexte favorable aux consommateurs. Par rapport à la même période en 2025, le mil est en baisse de 30 %, le sorgho de 35 %, le maïs de 39 % et le riz importé de 25 %, selon les données du SIMA. Cette tendance s’explique notamment par une bonne production céréalière et des stocks suffisants dans le pays.
Au cours des derniers mois, les prix du mil et du sorgho avaient connu des fluctuations limitées, reflétant un marché relativement stable avant l’augmentation saisonnière actuelle. Les initiatives gouvernementales visant à renforcer l’approvisionnement et à limiter la spéculation semblent avoir contribué à maintenir les prix en dessous des niveaux de 2025.