prometal

Corridor ferroviaire Cameroun-Tchad : désaccord sur un tracé à plus de 4 000 milliards FCFA

Le projet de ligne ferroviaire devant relier le Cameroun au Tchad s’impose comme l’un des grands chantiers d’infrastructure en Afrique centrale. Le coût global est estimé à plus de 4 000 milliards FCFA selon les projections issues des études de faisabilité et des partenaires institutionnels, tandis que les discussions se poursuivent entre Yaoundé et N’Djamena sur le tracé final.

4 Min Lecture

Suivez-nous sur nos chaînes   chaîne Telegram Invest-Time chaîne WhatsApp Invest-Time chaîne TikTok Invest-Time

Le corridor ferroviaire Cameroun-Tchad s’inscrit dans les programmes d’intégration économique de la sous-région Afrique centrale. Il doit permettre de renforcer les échanges commerciaux entre les deux pays et d’améliorer l’accès du Tchad aux infrastructures portuaires camerounaises, notamment le port de Douala. Le projet vise également à faciliter la circulation des marchandises et à réduire les coûts logistiques sur un axe stratégique reliant les zones économiques des deux États.

Un coût estimé à plus de 4 000 milliards FCFA selon les projections institutionnelles

Les estimations disponibles issues des études techniques placent le coût global du corridor ferroviaire au-delà de 4 000 milliards FCFA, soit environ 6,5 milliards USD selon les scénarios retenus pour une infrastructure ferroviaire complète reliant Ngaoundéré à N’Djamena.

Les données associées aux programmes de la Banque mondiale (IDA) indiquent par ailleurs que les financements déjà engagés dans le cadre du corridor logistique Douala–N’Djamena se situent entre 300 et 400 millions USD, soit environ 180 à 240 milliards FCFA. Ces financements concernent principalement la modernisation des infrastructures de transport, des postes frontaliers et des équipements logistiques. Ces montants ne couvrent pas l’ensemble du projet ferroviaire, qui reste encore en phase de structuration.

Le financement du projet n’est pas encore consolidé entre les deux États. Le Cameroun mobilise ses programmes nationaux d’infrastructures pour les premières composantes du corridor logistique, tandis que le Tchad poursuit les discussions avec des partenaires techniques et financiers pour la réalisation de sa section nationale. La Banque mondiale, à travers ses mécanismes de financement du développement, intervient principalement sur les infrastructures de facilitation du commerce et les projets de connectivité régionale. Aucun financement global unique couvrant l’ensemble du projet ferroviaire n’a encore été annoncé.

Désaccord entre Yaoundé et N’Djamena sur le tracé

Le Cameroun propose un tracé ferroviaire passant par le Grand Nord, reliant les zones septentrionales du pays au Tchad. Ce corridor est présenté comme une continuité des infrastructures existantes vers la frontière tchadienne.

Le Tchad, de son côté, indique qu’aucun tracé définitif n’a été validé. Les autorités tchadiennes privilégient une alternative passant par le sud du pays, avec une orientation vers les zones agricoles et économiques afin d’optimiser l’impact du projet sur le territoire national.

Une décision finale attendue au plus haut niveau

Les autorités camerounaises indiquent que le tracé proposé ne constitue pas une décision finale. Le processus prévoit des consultations techniques entre les deux États afin d’harmoniser les positions. La validation finale du corridor ferroviaire dépendra d’un accord entre les chefs d’État du Cameroun et du Tchad, seuls habilités à arbitrer le choix du tracé et les modalités de mise en œuvre du projet.

Le corridor ferroviaire doit permettre une réduction des coûts logistiques pour les échanges entre le Tchad et le Cameroun. Il constitue également un axe stratégique pour le transport des marchandises dans la zone CEMAC. Les projections indiquent un potentiel d’amélioration des flux commerciaux et une meilleure intégration des chaînes d’approvisionnement régionales. Le projet de corridor ferroviaire Cameroun–Tchad, estimé à plus de 4 000 milliards FCFA, reste en phase de structuration. Les financements partiels identifiés à ce stade concernent principalement les composantes logistiques, tandis que le tracé final et le financement global demeurent en discussion entre les deux États.

Pour en savoir plus...

Explorez des contenus similaires sur les mots clés :