Lors du dernier Conseil des ministres à la Présidence de la République gabonaise, plusieurs mesures ont été annoncées pour dynamiser l’économie gabonaise et renforcer la structuration des entreprises locales. Parmi les mesures phares se trouve la mise en œuvre de l’annonce présidentielle relative à l’obligation pour les sociétés installées au Gabon de disposer d’un siège social physique.
Notons que pour arriver à cette décision, le chef de l’État, Brice Clotaire Oligui Nguema, a dénoncé une situation qualifiée par lui d’intolérable. Il a notamment évoqué des
entreprises réalisant des milliards de chiffres d’affaires sur le sol gabonais tout en continuant d’opérer dans des locaux précaires, exigus, souvent loués, sans véritable ancrage territorial.
Le Conseil a de ce fait chargé les ministres des Travaux publics et de l’Urbanisme
d’élaborer, dans les plus brefs délais, un référentiel technique contraignant fixant les normes minimales pour l’implantation des sièges sociaux d’entreprises.
Sur cette base, toutes les entreprises concernées devront édifier, dans une zone foncière qui leur sera attribuée par l’État, un siège social propre dans un délai de dix-huit mois à compter de la date d’attribution. Le non-respect de cette obligation entraînera l’application de sanctions, incluant des pénalités financières, le retrait d’agrément, voire la radiation de leur immatriculation.
Exception
D’après les informations du Gouvernement, cette nouvelle obligation entrera en vigueur le 1er janvier 2026. À partir de cette date, toutes les entreprises immatriculées au Registre du commerce devront ériger ou acheter un immeuble pour y établir leur siège social, exception faite des PME dont le chiffre d’affaires est inférieur à deux milliards de Fcfa (3,53 millions USD). Cette exception vise à préserver la flexibilité et la facilité de gestion pour ces entreprises plus petites.