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Côte d’Ivoire : le bilan économique à la veille de l’élection présidentielle

A quelques jours des élections présidentielles, la Côte d’Ivoire, moteur de la croissance et de l’attractivité de l’Afrique francophone de l’Ouest affiche de belles performances. Un résultat à mettre à l’actif du président sortant Alassane Ouattara.

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Alassane Ouattara

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Portée par une croissance soutenue, des investissements massifs en infrastructures et une diversification progressive de son économie, la Côte d’Ivoire affiche une stabilité. Au cœur de l’économie sous-régionale, le pays poursuit sa croissance. Le dernier classement des 500 champions nationaux établi par Jeune Afrique place 30 entreprises ivoiriennes parmi les plus performantes du continent, signe d’un secteur privé en plein développement.

Le Produit intérieur brut (PIB) s’élève à 101,5 milliards de USD (57 577 Milliards FCFA) en 2025 contre 31,9 milliards USD (18 112 Milliards FCFA) en 2011, pour un taux de croissance réelle du PIB de 6,5% en 2025. Il était de -6,6% en 2011. Cette performance est le fruit d’une stratégie tournée vers l’industrialisation et la transformation locale, notamment dans les filières agricoles. La production de cacao est passée de 1,51 million de tonnes en 2011 à 1,89 million en 2024 avec un pic à 2,36 millions en 2022, malgré l’impact d’El Niño en 2023.

Les filières anacarde et coton ne sont pas en reste. En 2024, la Côte d’Ivoire est passée au rang de premier producteur mondial avec 944 673 tonnes contre 400 000 en 2011. La production du coton a doublé quant à elle, passant de 174 000 tonnes en 2011 à 348 000 tonnes en 2024, après un pic de 540 000 tonnes en 2022.

Le palmier à huile a également connu une dynamique positive. La production de régimes de palme s’est établie à 1,69 million de tonnes en 2024 soit, une progression de plus de 607% par rapport à la production de 2011 qui était de l’ordre de 239 000 tonnes.

Une stratégie tournée vers l’industrialisation

Cette performance est le fruit de l’engagement du chef de l’Etat dans le développement des infrastructures. Dès 2015, Alassane Ouattara, candidat sortant à la prochaine élection, lors de l’inauguration d’une usine agroalimentaire, appelait le secteur privé à : « renforcer et à diversifier sa présence dans notre pays pour aboutir à la transformation du cacao en produits finis tels que le chocolat ». Dix ans après cette déclaration, la Côte d’Ivoire transforme localement environ 40% de sa production annuelle de cacao, contre 25% en 2015. Elle vise les 100 % à l’horizon 2030. À ce jour, 14 usines traitent environ 800 000 tonnes. Pour ce qui est de la filière anacarde, le taux de transformation est passé de 2,4% à 36,42%.

Dans cette même perspective, trois usines de transformation de cacao ont été annoncées début 2025. Parmi elles, celle de GCB Cocoa à San Pedro, capable de traiter 240 000 tonnes supplémentaires par an. La stratégie s’étend à d’autres filières comme celle des produits vivriers. Entre 2011 et 2024, la production vivrière totale de la Côte d’Ivoire a fortement progressé, passant de 11,5 millions de tonnes à 23,6 millions de tonnes au cours de la période indiquée. Le taux de couverture des besoins en céréales est passé de 48,3% à 61,5%, et de 79,8% à 100% pour les racines, tubercules et bananes plantain sur la même période. Aujourd’hui, Abidjan se donne l’objectif de valoriser la production locale, créer de l’emploi rural, et réduire la dépendance aux marchés extérieurs.

Une économie stable

Sous la présidence de Alassane Ouattara, les recettes fiscales de la Côte d’Ivoire ont fortement progressé. Elles sont passées de 840,6 milliards de FCFA en 2011 à 4 880,2 milliards de FCFA en 2025. Les recettes douanières ont également évolué, passant de 649,5 milliards de FCFA en 2011 à 3281,2 milliards de FCFA en 2025.

LA Côte d’Ivoire a réalisé un coup de maître en devenant le premier État africain à émettre une obligation internationale libellée en monnaie locale avec la levée en mars 2025, de 1,75 milliard de dollars US sur eurobonds à échéance 2036. Cette opération donne raison à l’agence de notation Moody’s qui, en mars 2024 saluait « la robustesse des institutions économiques » ivoiriennes, relevant la note souveraine de la Côte d’Ivoire à Ba2. Plus tard en janvier 2025, Fitch Ratings confirmait la note BB- avec perspective stable.

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