Portée par Impex Trading Sarl, intégrée au programme international World Dream Investment (WDI), cette initiative symbolise la volonté du pays d’attirer les grands investisseurs mondiaux vers une nouvelle dynamique de développement durable. Avant cette étape, une tournée internationale sera organisée à travers cinq (05) continents. Elle vise à rassurer les bailleurs de fonds sur les premiers 10,7 milliards de dollars déjà mobilisés et à présenter les perspectives d’un nouvel enjeu financier estimé à 90 milliards de dollars.
Ce dispositif, soutenu par le Fonds RD Congo Investment Fund SA et Grand Impex Trading Ltd, bénéficie de l’appui technique d’Access Bank, ainsi que des correspondants bancaires de Citi Bank à Londres et New York. Des institutions telles que Prudential et Deloitte, apportent leur expertise et leurs avis dans la structuration financière du projet. Le choix du Cameroun n’est pas anodin. Le pays cherche depuis plusieurs années à diversifier son économie et à renforcer sa compétitivité régionale.
Avec Ndollè City, il mise sur une approche intégrée combinant urbanisme durable, tourisme, industrie et innovation. L’objectif est de positionner le territoire comme une destination attractive pour les grands investisseurs internationaux, tout en répondant aux besoins internes d’emplois et d’infrastructures modernes. Les autorités camerounaises accompagnent ce virage stratégique. L’État a octroyé à Impex Trading Sarl plusieurs facilités fiscales et douanières dans le cadre des dispositions prévues par l’ordonnance du 18 juillet 2025 sur les incitations à l’investissement.
Ces avantages ont été formalisés dans une convention signée le 25 septembre 2025 avec l’Agence de Promotion des Investissements (API), ouvrant la voie à la transformation d’Impex Trading en Grand Impex Trading SA avec un capital social de 180 milliards de FCFA.
Un cadre institutionnel solide
Le projet Ndollè City bénéficie d’un soutien institutionnel de haut niveau. Le ministère des Finances (Minfi) a accordé des facilités administratives et financières afin d’accélérer la mise en œuvre des accords d’investissement conclus avec les banques partenaires. Ces mesures s’inscrivent dans la continuité de l’accord tripartite signé le 29 août 2025 entre l’État du Cameroun, Impex Trading Sarl et le RD Congo Investment Fund (RDCIF), qui fixe les modalités de financement et de supervision du projet. Les promoteurs présentent Ndollè City comme un catalyseur économique.
À travers le programme World Dream Investment (WDI), l’objectif est de développer un réseau d’infrastructures structurantes : routes, logements, zones industrielles, complexes hospitaliers, établissements d’enseignement et parcs logistiques. Ce modèle intégré entend stimuler l’entrepreneuriat local, en donnant aux PME/PMI camerounaises un accès facilité aux ressources financières et techniques nécessaires à leur croissance. Le programme vise également à repositionner le Cameroun comme un pays stable, crédible et attractif aux yeux des investisseurs mondiaux.
Il associe performance économique, impact humain et durabilité environnementale. En ce sens, Ndollè City n’est pas seulement une ville nouvelle, mais une vitrine de l’émergence africaine fondée sur un développement inclusif. Le caractère stratégique du projet s’exprime aussi dans son ancrage politique. Le gouvernement a placé Ndollè City sous le Très Haut Patronage du Président de la République, tout en créant un comité interministériel de suivi chargé de veiller à la bonne exécution des engagements pris. Une démarche qui témoigne de la volonté de l’État d’assurer la transparence et la continuité de ce chantier pharaonique.
Des retombées économiques majeures
Selon les estimations communiquées par Impex Trading, Ndollè City mobilisera 5 300 entreprises et 12 000 PME, générant à terme plus de 2,3 millions d’emplois directs et indirects. Le projet se déploiera en trois grandes phases. La première (2025-2027) portera sur la construction d’une unité de production, financée à hauteur de 20 milliards de FCFA par des actionnaires camerounais et chinois. La deuxième (2027-2029) concernera l’extension industrielle et la construction d’un complexe hospitalier moderne, pour un investissement de 250 milliards de FCFA. Enfin, la troisième (2031-2035) permettra le déploiement régional du projet avec la création d’un centre de recherche et développement, assorti d’un réseau de pharmacies et d’institutions de santé communautaire.
Cette dimension sanitaire s’inscrit dans la Stratégie Nationale de Développement 2030 (SND30), qui ambitionne de réduire la dépendance du Cameroun vis-à-vis des importations pharmaceutiques, évaluées aujourd’hui à 95 %. À travers ce projet, les promoteurs entendent doter le pays d’une véritable industrie de santé, capable de produire localement et de renforcer la souveraineté médicale nationale. Outre les bénéfices économiques directs, Ndollè City devrait induire des effets d’entraînement dans plusieurs secteurs : construction, transport, énergie, technologies et services. Le projet représente ainsi un levier majeur pour la modernisation des infrastructures et la redynamisation du tissu productif national.
Plusieurs acteurs privés camerounais envisagent déjà de s’adosser à cette dynamique, à l’image de l’entrepreneur Oumarou Fadil qui a annoncé un projet de transformation de céréales et légumineuses à Garoua, inspiré de la même logique d’intégration industrielle. L’enjeu est d’autant plus important que Ndollè City s’inscrit dans un contexte régional de concurrence croissante entre pays africains pour attirer les flux d’investissement. En conjuguant innovation, écologie et productivité, le Cameroun entend démontrer qu’il peut rivaliser avec les destinations les plus dynamiques du continent.
Le projet bénéficie par ailleurs de l’expertise d’acteurs internationaux comme Deloitte UK pour l’audit et GEA Group pour la technologie industrielle. Ces partenariats renforcent la crédibilité du Cameroun auprès des marchés et assurent la conformité du projet aux standards mondiaux. Leur implication traduit aussi la volonté d’ancrer durablement le pays dans une logique de développement technologique.
