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Crise du scanning au Port de Douala : le Syndustricam alerte sur l’impact économique

Depuis plusieurs semaines, le processus de scanning des conteneurs au Port de Douala-Bonabéri connaît de graves perturbations, au point d’inquiéter fortement le Syndicat des Industriels du Cameroun (Syndustricam). Dans un communiqué publié le 2 février 2026 à Douala, l’organisation patronale estime que cette situation fragilise davantage l’environnement des affaires et alourdit les charges des entreprises industrielles locales.

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Selon le Syndustricam, cette crise résulte de divergences d’interprétation et de compétences entre administrations publiques et prestataires privés en charge du contrôle des conteneurs. Ce flou institutionnel et opérationnel a désorganisé la chaîne logistique portuaire, créant une situation où les industriels se retrouvent pris en étau entre décisions administratives contradictoires et exigences financières multiples.

Dans la pratique, les entreprises continuent de payer des frais de scanning à Transatlantic D SA, tandis que les systèmes douaniers maintiennent également l’exigibilité de frais au profit de SGS Scanning Cameroun SA, bien que ses installations ne soient plus opérationnelles. Cette double facturation empêche souvent l’enlèvement des marchandises, provoquant des surestaries, des pénalités et des retards d’approvisionnement qui perturbent lourdement la production industrielle.

Cette situation, qui dure depuis près d’un mois, constitue une charge financière jugée « anormale et insoutenable » par le Syndustricam, dans un contexte déjà marqué par des contraintes fiscales et logistiques importantes. Pour les industriels, ces dysfonctionnements menacent non seulement leur rentabilité, mais aussi la compétitivité globale du tissu économique camerounais.

Face à cette impasse, le Syndustricam appelle solennellement les autorités compétentes à rétablir rapidement une cohérence entre les décisions administratives, les dispositifs techniques et les systèmes de paiement, afin de mettre fin au double paiement imposé aux entreprises. Le syndicat plaide également pour le retour à un cadre opérationnel unique, clair et juridiquement sécurisé, garantissant la fluidité des opérations portuaires.

En attendant une solution définitive, l’organisation propose des mesures transitoires, notamment la mise en place d’un mécanisme de consignation des frais contestés auprès d’une institution agréée, ainsi que la reconnaissance d’un régime de force majeure administrative permettant de suspendre pénalités et surestaries liées à cette crise.

Le Syndustricam réaffirme sa disponibilité à participer à toute concertation visant à restaurer la sérénité, la sécurité juridique et l’efficacité opérationnelle au Port de Douala, dans l’intérêt supérieur de l’économie camerounaise et de l’industrie nationale.

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