Afrique : cinq pays intègrent les 10 économies à la croissance la plus rapide au monde

A en croire un récent rapport de la Banque africaine de développement (BAD), les économies africaines restent résilientes face aux multiples chocs avec une croissance qui devrait se stabiliser à 4,1% en 2023-2024, soit plus que les 3,8% estimés en 2022. Cette résilience du continent devrait permettre au Rwanda de voir bondir son économie de 7,8%, à la Côte d’Ivoire d’enregistrer une hausse de 7,1%, au Bénin d’afficher un taux de croissance de 6,1%, à l’Ethiopie d’augmenter son PIB de 6% et la Tanzanie d’atteindre 5,8%.

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La BAD prédit un avenir radieux pour l’Afrique, classant le continent, après l’Asie, au deuxième rang des économies à la croissance la plus rapide au monde en 2023-2024. Publié le 24 mai 2023 sous le thème : « Mobiliser les financements en faveur du climat et de la croissance verte en Afrique », le document souligne qu’en dépit du contexte marqué par le resserrement des conditions financières mondiales, les répercussions néfastes du conflit russo-ukrainien, une croissance mondiale mitigée, des menaces climatiques persistantes et les effets résiduels de la Covid-19, la performance du continent noire  a été meilleure que celle de la plupart des régions du monde en 2022.

Avec un Produit intérieur brut (PIB) de  3,8% en 2022, mais qui devrait rebondir à 4,0% en 2023 et se consolider à 4,3% en 2024, les économies africaines sont donc restées résilientes. Des performances qui devraient permettre à cinq des six économies les plus performantes avant la pandémie du coronavirus (Bénin, Côte d’Ivoire, Ethiopie, Rwanda et Tanzanie), d’intégrer la ligue des 10 économies à la croissance la plus rapide au monde.

En 2023-2024, indique le rapport de la BAD, le Rwanda devrait voir bondir son économie de 7,8%, pendant que la Côte d’Ivoire devrait afficher une croissance de 7,1% et le Bénin une croissance de 6,1%. Le document souligne en outre que le Pib de l’Ethiopie augmentera de 6% et celui  la Tanzanie subira une hausse de 5,8%. Ceci, grâce à l’efficacité des réformes politiques entreprises dans ces pays, au regain des investissements et à la performance des secteurs stratégiques.

Toutefois, tous les pays du continent n’affichent pas des performances aussi encourageantes. 31 des 54 pays que compte l’Afrique affichent des taux de croissance plus faible en 2022 qu’en 2021. Le rapport de la Bad, pour expliquer cet état de chose, pointe un doigt accusateur sur : la baisse des prix des produits de base, le resserrement soutenu des conditions financières mondiales qui a exercé une pression sur les monnaies nationales africaines, l’inflation stimulée par la hausse des prix de l’énergie et des matières premières,  la persistance des changements climatiques ; la perturbation des chaînes d’approvisionnement en raison de la persistance du conflit Russo-ukrainien ; etc.

Une situation, souligne « perspectives économiques en Afrique en 2023 », soumise à d’importants risques de dégradation dus, notamment dans un premier temps à une croissance mondiale en demi-teinte, qui si elle s’affaiblit encore « pourrait affecter la demande  d’exportations africaines ».

Ensuite, ces risques de dégradation sont le fait de la persistance des conditions financières mondiales tendues « qui pourrait, si elles persistent, exacerber le coût du service de la dette et conduire davantage les pays à une situation de surendettement ou à un risque élevé de surendettement », à  des  pertes et dommages dus à des phénomènes météorologiques extrêmes fréquents qui accentuent les pressions budgétaires.

In fine, d’autres facteurs incluent l’invasion prolongée de l’Ukraine par la Russie, les perturbations persistantes des chaines d’approvisionnement mondiales, les  conflits internes non résolus dans certains pays africains. Sans oublier les risques politiques liés aux élections nationales à venir dans certains pays qui pourraient affecter la confiance des investisseurs.

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