Le Kenya s’impose comme le leader continental, avec 1,04 milliard USD levés, porté par les secteurs de l’énergie et de la mobilité électrique. À lui seul, le pays concentre près d’un tiers des investissements du continent, confirmant Nairobi comme le hub incontournable de la tech africaine. Derrière, l’Afrique du Sud se positionne avec 696,55 millions USD, bénéficiant d’un écosystème financier structuré et d’investisseurs locaux solides, tandis que l’Égypte, avec 478,75 millions USD, reste un pilier, soutenue par la fintech, la logistique et les services numériques.
Le Nigeria, longtemps numéro un sur le capital-risque africain, recule à la 4e place avec 456,47 millions USD, un signe de redistribution progressive des flux d’investissement vers d’autres pôles régionaux. Le Sénégal, cinquième avec 171,68 millions USD, illustre l’émergence de nouveaux centres d’innovation hors des marchés historiques, confirmant la montée en puissance de hubs technologiques alternatifs sur le continent.
Au-delà des chiffres, cette tendance révèle que l’Afrique de l’innovation devient plus sectorielle, multipolaire et moins concentrée, offrant de nouvelles opportunités aux investisseurs stratégiques. Les fonds internationaux privilégient désormais des marchés stables, avec des infrastructures solides et des écosystèmes financiers structurés, capables de soutenir des start-up à fort potentiel de croissance.
Pour 2026, ce signal est clair : la croissance du capital-risque africain est de retour, mais elle se joue désormais sur plusieurs fronts, avec des pôles diversifiés allant de l’énergie et la mobilité électrique à la fintech et aux services numériques. Les start-up capables de capter ces financements sont celles qui s’insèrent dans des écosystèmes solides et répondent aux besoins d’industrialisation et de transition énergétique du continent. L’Afrique n’est plus seulement un marché en émergence : elle devient une mosaïque de hubs d’innovation où le capital-risque cherche rendement, structure et diversification.
