Plus de 1 000 000 de véhicules produits en 2025 — seuil historique atteint en décembre, après une croissance fulgurante de près de +79 % par rapport à 2024 (où la production avait été de 559 645 unités). Production sud-africaine en 2025 : ~597 000 véhicules — malgré une hausse annuelle, l’Afrique du Sud n’a pas réussi à conserver sa première place. Le Royaume passe ainsi devant Pretoria pour la première fois sur la production automobile en Afrique. Cette progression exprime une transformation profonde du tissu industriel marocain, soutenue par une stratégie de long terme visant à faire du pays une plateforme manufacturière compétitive et orientée vers l’exportation.
Le boom de l’industrie automobile au Maroc n’est pas le fruit du hasard. Depuis plus d’une décennie, le pays a construit un écosystème industriel attractif : incitations et politique industrielle claires pour attirer les investisseurs étrangers ; présence de constructeurs internationaux majeurs comme Renault-Dacia et Stellantis, avec des usines à Tanger et Kénitra ; mise en place d’un réseau de fournisseurs locaux intégrés et de zones industrielles adaptées. Cette dynamique a permis de transformer progressivement le pays en hub régional de production automobile, capable de rivaliser avec les grandes nations du secteur en Afrique.
Pour les acteurs économiques et financiers, cette bascule a plusieurs implications : Attractivité accrue pour les investissements directs étrangers dans le manufacturing et la supply-chain automobile ; création d’emplois industriels à grande échelle, avec des retombées positives dans les services et la logistique autour du secteur ; des opportunités croissantes dans des segments émergents comme la mobilité électrique, encouragée par des projets d’infrastructure et de production dédiés.
Ce dépassement de la barre du million de véhicules en 2025 constitue un tournant historique pour le Maroc. Il illustre non seulement la montée en puissance d’un secteur clé de l’économie nationale, mais aussi un repositionnement du continent africain dans la chaîne mondiale de production automobile. Alors que l’Afrique du Sud demeure un acteur important, le leadership marocain ouvre une nouvelle ère de compétition industrielle en Afrique, avec des opportunités d’exportation et de transformations technologiques à la clé.
