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Investissement : le Gabon relance le HCI pour transformer son climat des affaires

Les travaux de relance du Haut Conseil pour l’Investissement (HCI) se tiennent du 4 au 11 juin 2026 à Libreville. Cette initiative, voulue par le président Brice Clotaire Oligui Nguema, vise à identifier les réformes prioritaires susceptibles d'améliorer le climat des affaires et de renforcer l'attractivité économique du Gabon.

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Le Gabon ouvre une nouvelle séquence de son agenda économique. Du 4 au 11 juin 2026, le Palais des Congrès Omar Bongo Ondimba de Libreville accueille les travaux de relance du Haut Conseil pour l’Investissement (HCI), une plateforme de dialogue entre les pouvoirs publics et le secteur privé destinée à lever les obstacles à l’investissement et à stimuler la compétitivité de l’économie nationale.

Cette rencontre fait suite aux orientations données par le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, lors du Conseil des ministres du 30 avril dernier. Elle s’inscrit dans la volonté des autorités de faire du secteur privé un partenaire central de la stratégie de diversification économique du pays.

Un dialogue direct entre l’État et les entreprises

Présidé par la Vice-présidence du Gouvernement, le Conseil interministériel pour l’investissement réunit les administrations publiques, la Fédération des Entreprises du Gabon (FEG), la Chambre de commerce du Gabon, l’Agence nationale de promotion des investissements (ANPI-Gabon) ainsi que plusieurs acteurs économiques. L’objectif est de dresser un état des lieux des contraintes qui freinent encore l’investissement et l’activité des entreprises, puis de dégager des solutions concrètes susceptibles d’être rapidement mises en œuvre.

Les chantiers au cœur des discussions

Les échanges s’articulent autour de plusieurs thématiques jugées prioritaires pour l’économie gabonaise. La fiscalité et la lutte contre la vie chère figurent parmi les principaux sujets examinés, avec pour ambition de trouver un équilibre entre les besoins de financement de l’État et l’amélioration de la compétitivité des entreprises. La sécurité juridique des investissements constitue également un axe majeur des discussions. Les opérateurs économiques plaident régulièrement pour une plus grande prévisibilité réglementaire et un renforcement des mécanismes de protection des investissements.

Selon l’ANPI-Gabon, les participants se penchent également sur les questions liées à la logistique et aux coûts portuaires, considérés comme des facteurs déterminants pour la compétitivité du tissu productif national. D’autres chantiers concernent les secteurs stratégiques de l’économie, la gouvernance des établissements publics, les réformes sociales, la commande publique, l’emploi local ainsi que le développement des PME-PMI et du commerce informel.

Faire du Gabon une destination plus attractive

À travers la relance du HCI, les autorités gabonaises ambitionnent de créer un cadre plus favorable aux affaires et d’améliorer durablement l’environnement des investissements. Cette démarche intervient alors que le pays cherche à accélérer la transformation de son économie, historiquement dépendante des hydrocarbures, en développant davantage l’industrie, l’agroalimentaire, les services, les infrastructures et l’économie numérique.

Pour le gouvernement, l’amélioration du climat des affaires constitue un levier essentiel pour attirer les investisseurs, favoriser la création d’emplois et soutenir une croissance plus inclusive. Au terme des travaux, les recommandations formulées devraient alimenter un programme de réformes destiné à renforcer la confiance des investisseurs et à positionner le Gabon parmi les économies les plus attractives d’Afrique centrale.

Un organe crée en 2014 et des missions orientées autour de quatre axes majeurs

Créé par décret en 2014 puis réorganisé en 2018, le Haut Conseil pour l’Investissement (HCI) constitue l’une des principales plateformes de concertation entre l’État gabonais et le secteur privé. Ses missions s’articulent aujourd’hui autour de quatre axes majeurs : promouvoir et assainir l’environnement des affaires, résorber les difficultés multiformes liées à l’investissement, définir les axes prioritaires d’orientation des politiques d’investissement et favoriser la mobilisation des capitaux nationaux et étrangers. À travers ces attributions, le HCI apparaît comme un outil stratégique destiné à rapprocher les préoccupations des entreprises des décisions publiques afin d’accélérer la transformation économique du pays.

La relance de cette instance intervient dans un contexte où le Gabon cherche à renforcer sa compétitivité régionale et à attirer davantage d’investissements privés pour soutenir la diversification de son économie. Les recommandations qui émergeront des travaux de Libreville devraient ainsi contribuer à orienter les futures réformes destinées à faire du pays une destination d’investissement plus attractive en Afrique centrale.

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